Dans le cadre de sa mission de recherche de solutions à la crise sociopolitique guinéenne, le représentant du secrétaire général des Nations-Unies, Ibn Chambas est de nouveau dans la capitale guinéenne.
Dans l’après-midi du mardi 10 Mars, il a été le hôte du chef de file de l’opposition au QG du principal parti de l’opposition guinéenne. Il a d’entrée de jeu signifié au Président Cellou Dalein Diallo l’attachement à la paix et aux valeurs démocratiques de l’institution dont – il est mandataire. Pour Ibn Chambas la résolution de la crise sociopolitique qui mine la Guinée, aura sa solution dans le dialogue et l’organisation d’élections inclusives et transparentes.
Le diplomate onusien affirme : «  les Nations unies continuent de suivre avec une attention religieuse tous ces développements. Ce report pourrait constituer une opportunité pour les acteurs politiques et sociaux en vue de la recherche de solutions consensuelles pour des scrutins apaisés et participatifs.» 
Pour le représentant des Nations unies en Afrique de l’ouest, les différents reports enregistrés doivent être des opportunités à saisir par la classe politique pour aplanir leurs divergences sur les questions électorales et référendaires; il conseille: «  j’appelle  les acteurs politiques à la retenue, à privilégier le dialogue.»
Ibn Chambas dans la suite de son programme s’est également rendu chez l’ancien haut représentant du chef de l’État et président de la troisième force politique du pays, Sidya Touré. Au sortir de son entretien avec délégation conduite par Iboun Chambas, Sidya Touré, a évoqué le trois points débattu lors de la rencontre. Le premier point qui le préoccupe est la composition de la mission de la CEDEAO.  « On a rédigé un rapport consensuel. Le fait de dire que ce rapport n’a pas été respecté, qui a engagé l’OIF à partir, ne permet pas de penser que trois personnes arrivent de la CEDEAO et qu’en dix jours, ils vont venir dire le contraire. Donc tout ce qu’on est en train de faire au niveau de ces trois experts, moi je dis que ça n’a aucun sens. L’audit du premier fichier, on le connait. Les 2 millions 400 faisaient partie des 6 millions d’électeurs. Maintenant on est passé à 7 millions 700. Ceux qui ont eu raisons de dire que le fichier était mauvais et qui ont quitté la table, la communauté internationale vient de confirmer ce qu’ils ont dit.  Mais dire que quand on aura fini de corriger ça, eux ils ne viendront pas aux élections. Attendez, on est dans quel pays ? On n’est pas à Alphaland, c’est la République de Guinée. Donc tout le monde est concerné et je crois que les Nations unies viennent de réaffirmer le caractère inclusif et consensuel de élections. Ce n’est pas trois personnes qui viendront changer quoi que ce soit à cela ».
Miniature de pièce jointe
Le deuxième point est la répression sanglante des manifestations et le troisième, la volonté de museler le peuple du pouvoir d’Alpha Condé. « Depuis le 15 octobre, nous avons pratiquement plus de quarante personnes qui ont été tuées. et j’estime (…) que la Communauté internationale doit reprendre ce dossier notamment au niveau des Droits de l’Homme. J’ai dit à Chambass que c’était leur rôle surtout qu’il y a une réunion qui est prévue à Ouaga à partir du 13 mars avec le Secrétaire général, que cet aspect du problème soit évoqué. Imaginez-vous que la police tue deux opposants à Dakar. Personne ne va dormir là-bas pendant trois mois », a-t-il dit.  Sur les arrestations, il a  voulu être très clair sur la méthode des arrestations, le président de l’UFR a porté un doigt sur les arrestations « abusives et pratiquement la torture ». « Les gens sont arrêtés dans des conditions qui ne sont pas définies et parfois des gens qui sont encagoulés, ils sont transportés dès fois à Soronkoni », a déploré cet opposant devant la délégation.
Le représentant des Nations unies a un programme chargé, avec la CODENOC, le FNDC et la CENI.
Aliou BAH pour JMI
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