Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a fixé jeudi des objectifs impératifs au gouvernement lors d’une réunion du Conseil des ministres. Il a exigé le lancement de tous les projets et réformes de la première phase du programme Simandou 2040, d’ici la fin du mois d’avril, sous peine de sanctions liées à un principe renforcé de redevabilité.
Madame Djami Diallo, la ministre et porte-parole adjointe du gouvernement, a relayé ces instructions lors d’un point presse. Selon elle, le chef de l’État a désigné le programme Simandou 2040 comme la priorité absolue de l’exécutif.
Doté d’un investissement estimé à plus de 300 milliards de dollars USD, Simandou 2040 vise un développement structuré de la Guinée sur 15 ans, structuré en trois phases de cinq ans chacune. Chaque département ministériel dispose déjà d’une feuille de route précise, avec un chronogramme rigoureux à respecter.
« Le président a rappelé avec fermeté que les ministres ont été nommés pour exécuter cette première phase », a précisé Madame Diallo. Le président Doumbouya a insisté sur un suivi strict des échéances et annoncé que la redevabilité gouvernementale pour 2026, portera exclusivement sur l’avancement de ce programme. Les ministres devront ainsi rendre des comptes publics sur les initiatives lancées, favorisant une transparence accrue vis-à-vis des populations guinéennes.
Cette directive marque une accélération notable dans la mise en œuvre de Simandou 2040, pilier stratégique pour l’exploitation des ressources minières de Simandou et la diversification économique. Elle intervient dans un contexte de transition post-coup d’État, où le gouvernement cherche à démontrer des résultats concrets pour consolider sa légitimité.
À suivre pour les premiers bilans ministériels attendus d’ici fin avril.
Kerfalla KOUROUMA pour JMI





