Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, Fréderic Loua , invité de l’émission les ‘’Grandes Gueules ‘’ de ka radio ‘’Espace FM’’ de ce jeudi 25, a déclaré que :« J’avais déjà pris des dispositions  en ce  sens qu’il y avait déjà une mission sur le terrain pour déguerpir, un certain de nombre d’agents de surveillance, des agents d’inspection générale de mon ministère,  des corps habillés. Des dispositions s’agissant maintenant du contrôle de la police des pêches; il me revient de faire maintenant  des enquêtes pour voir qui est derrière et comment ce piratage s’est-il passé ».

« A  présent, nous sommes à Kassogna , je suis avec les gens de l’armée marine, les enquêteurs, des populations, les autorités administratives et  mes inspecteurs. Nous sommes entrain de fouiller les bateaux, pour le moment on a vu que des poissons. Les bateaux qui sont mis en cause, étaient propriété d’une société  basée à Dubréka, 8 navires de pêche artisanale. Les huit étaient connus de mon ministère. ils sont enregistrés  au département », a indiqué le chef de département de la Pêche.

Concernant, des bateaux étrangers, le ministre Fréderic Loua a laissé entendre qu’ils ont pris une décision pour interdire les activités de pêche artisale aux bateaux ne relevant pas de la CEDEAO. «Mais ceux qui les ont outrepassées, je vais prendre mes dispositions conséquentes», a-t-il dit.

Enfin le ministre a indiqué que son département allait procéder à  l’arraisonnement de ces  bateaux. Ces bateaux étrangers ne vont plus pêcher en Guinée. Ils seront arraisonnés comme la dernière fois, quand un navire industriel pris en flagrant délit dans les eaux. Ces hors-la ont payé une  amende variant de 100.000 à 1 million d’Euros.

En fait, les Guinéens ont surtout paniqué par rapport aux réminiscences historiques. C’est qu’on appelle « l’effet 22 novembre 1970 », quand les bateaux portugais « Bombarda » et « Montante » étaient dans les eaux guinéennes avec des mercenaires à bord pour déstabiliser le gouvernement de Sékou Touré.

Voilà, pourquoi quasi spontanément, les résidents de Coyah, dans une Guinée sous tensions socio-politiques exacerbées par les communales alambiquées, novembre approchant, ont spontanément fait le lien. Et, les souvenirs douloureux en rejailli avec les vocables d’époque : rebelles, mercenaires, agressions, barrages, complot, etc.

Dans cette zone de Coyah, où l’on ne connait que les barques et pirogues en bois des pêcheurs voisins, voire arriver concomitamment huit de ces engins métalliques chinois, avaient de quoi inquiéter les populations environnant qui ont tout de suite voter avec… leurs pieds !

L’histoire continue…

 

 Momo SOUMAH et Léon KOLIE pour JMI

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