Nankani Kouyaté est une ménagère de 28 ans. Elle vit à Mandiana, ville située à 85 km de la préfecture de Kankan. Elle n’a ni accès aux services de santé dans sa localité, ni les moyens de s’y rendre régulièrement. Venue pour une consultation à la maternité de l’hôpital régional de Kankan, elle y a finalement mis au monde des quadruplés (un garçon et trois filles), le 19 août 2018 à 16 h 30.

Conscients des difficultés de prise en charge, les médecins alerteront le bureau zone de l’UNICEF. C’est ainsi que le 20 août 2018, une équipe composée de spécialistes de l’UNICEF, du représentant de la protection de l’enfant au gouvernorat de Kankan et le chargé de la recherche et formation de l’Institut National de la Santé de l’Enfant, s’est rendue à l’hôpital pour s’enquérir de l’état de Nankani. Après échanges, il s’est avéré qu’elle, ménagère et son mari cultivateur, ne pouvait pas faire face aux besoins de leur quatre nouveaux né. C’est ainsi que l’équipe a pris des mesures urgentes et durables pour la survie et le développement des enfants, mais également la santé de la mère.

Les bébés quelques jours après leurs naissances — © UNICEF/ O. Sanoh

Un nutritionniste sera à ses côtés pour veiller à la bonne alimentation des enfants, et la sensibiliser sur l’importance de l’allaitement maternel. Un kit pour la méthode kangourou lui sera également remis. Ensuite, des évaluations ont été faites sur les besoins matériels, alimentaires et l’environnement de vie de la mère et des enfants. À l’issue de ces évaluations, l’UNICEF a mis à la disposition de la famille, un pré-lait prescrit par le nutritionniste, des kits de nutrition composés de thermos, casseroles etc, pour faciliter l’alimentation des enfants. Ainsi que des produits alimentaires pour la mère, notamment du riz, et des matériels composés de moustiquaires, habits pour bébé, kits de toilette, couchette, draps, etc.

Pour que ces efforts fournis produisent des résultats escomptés, des recommandations ont été émises à différents niveaux, notamment au service de la maternité, afin de garder la mère et les enfants sous surveillance à l’hôpital. Mais également détacher une équipe du service de la nutrition pour assurer l’alimentation des enfants et appuyer la maman pour l’utilisation du kit kangourou.

Malgré les moyens déployés pour sauver les enfants et la mère, au bout d’un mois une des filles qui avait une insuffisance respiratoire a rendu l’âme. « Je suis profondément touchée par la perte de mon enfant, mais je suis par contre très contente de l’UNICEF, car sans son intervention, peut-être qu’on allait perdre tous nos enfants, parce que mon mari et moi n’avions pas les moyens d’avoir tout ce qu’il a mis à notre disposition après l’accouchement. Je prie le tout-puissant Allah de l’assister et de protéger ses employés dans leur travail afin qu’ils aient la force de sauver d’autres enfants », dira Nankany Kouyaté.

Aux dernières nouvelles, elle et ses trois enfants se portent bien. Nous ne manquerons de vous donner de leurs nouvelles.

 

Ibrahima Sory KABA & Odia Sanoh UNICEF Guinee

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