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A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la jeune fille ce mercredi 11 octobre 2017, un événement vécu à travers le monde entier depuis 2012, et qui offre l’opportunité à toutes les filles de bénéficier de l’attention des décideurs au plus haut niveau, la nouvelle ministre de l’action sociale s’est félicitée des avancées, tout en interpellant les acteurs à poursuivre les efforts pour l’émancipation de la jeune fille.

Le thème retenu cette année est « Autonomisons les Filles : Avant, pendant et après les crises» est, selon la ministre de l’action sociale et de la promotion féminine, évocateur par son titre, car il semble, d’après elle, avoir une signification particulière dans notre pays. « Il n’est plus un secret pour personne que plusieurs indicateurs d’autonomisation des filles positionnent notre pays à une place de premier plan peu reluisante. Nous figurons malheureusement parmi le peloton de pays qui exercent des pratiques affectant les droits inaliénables des filles notamment les mutilations génitales féminines, les viols ou les mariages précoces », a déclaré Mariam Sylla.

Pour autant, d’après la ministre, l’heure n’est plus à la simple dénonciation caricaturale ou à l’instrumentalisation des statistiques à des fins propagandistes. D’ailleurs, il est à souligner que des résultats encourageants tels l’accès et la réussite scolaires des filles sont enregistrés ces dernières années. Malgré la résistance, les lignes semblent bouger et ce, même en zone rurale ou parmi les groupes analphabètes. Parler d’égalité de sexes ou d’autonomisation des filles n’est plus considéré, selon la ministre, comme un sacrilège mais plutôt comme une revendication légitime.

« Face à ces bonnes nouvelles, il est venu le temps du combat holistique où tous les acteurs (Etat, Partenaires techniques et financiers, médias, secteur privé et opinion publique) doivent fusionner les efforts pour investir dans l’autonomisation des filles à travers l’éducation et la formation professionnelle. Contrairement aux idées reçues, ces filles sont loin de représenter des groupes de bénéficiaires d’aide passives. Nombreuses parmi elles incarnent des germes de leaders qu’elles pourraient valoriser plus tard pour reconstruire leurs communautés et créer un monde meilleur pour nous tous », a-t-elle laissé entendre.

Mamadou Aliou DIALLO pour JMI

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