L’investiture de Mamadi Doumbouya comme président de la République de Guinée, le 17 janvier 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo à Conakry, a intensifié les spéculations sur un remaniement gouvernemental. Élu avec 86,72% des voix lors de la présidentielle du 28 décembre 2025, le général-président entame un mandat de sept ans sous la Ve République, promettant une refondation de l’État. Les tractations en coulisses s’accélèrent, sans annonce officielle au 20 janvier 2026.
Rumeurs persistantes et précédents récents
Des rumeurs évoquent une démission protocolaire du gouvernement actuel, dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah – une pratique non obligatoire mais courante, comme lors du remaniement de juillet 2025 qui avait vu partir plusieurs ministres régionaux pour des motifs politiques.
En 2022, un ajustement similaire avait écarté des figures liées à l’ancien régime d’Alpha Condé, illustrant comment la junte utilise ces changements pour consolider son pouvoir. Les spéculations portent sur des départs ciblés, notamment dans les portefeuilles économiques, pour injecter de nouvelles compétences.
Appels à un exécutif inclusif et priorités nationales
La société civile, les partis d’opposition et les syndicats appellent à un gouvernement crédible, inclusif et axé sur la réconciliation. Les priorités mises en avant incluent le capital humain (avec des investissements dans l’éducation, comme le plan de formation de 50 000 jeunes lancé en 2024), la transformation économique via l’agriculture et les mines – à l’image du mégaprojet Simandou, dont l’exploitation par Rio Tinto et Winning Consortium devrait générer 2 milliards de dollars annuels d’ici 2028 –, la sécurité intérieure, et la lutte contre la fraude douanière qui a coûté 500 millions de dollars en 2025 selon la Cour des comptes.
Des voix comme celles de l’ANC ou du RPG insistent aussi sur la libération des prisonniers d’opinion (une centaine détenus depuis 2021) et le retour des exilés pour apaiser les tensions post-coup d’État.
Contours probables du nouveau gouvernement
La physionomie pourrait ressembler à celle de juillet 2025, avec une vingtaine de ministres (environ 26 postes). Des figures clés devraient être confirmées pour assurer la continuité. Des profils techniques pourraient être maintenus, tandis que des nouveautés sont attendues pour promouvoir l’équilibre hommes-femmes (visant 30-40% de représentantes, comme en 2025).
L’accent portera sur la compétence anti-clientélisme, aligné sur les promesses de refondation de M. Doumbouya. Le président Doumbouya à qui reviendra le dernier mot.
JustinMorel.Info
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