La Guinée maintient une position officielle de neutralité stricte face à la guerre au Moyen-Orient, évitant tout alignement partisan. Le gouvernement privilégie la paix et la sécurité internationales sans varier sa diplomatie selon les événements.

Position Officielle

Le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a déclaré en juin 2025 que « la Guinée ne se positionne pas vis-à-vis d’un conflit ou d’un autre conflit », soulignant une politique fixe définie par le président Mamadi Doumbouya. Conakry réactive des cellules de crise pour protéger ses ressortissants dans la zone, avec des plans d’évacuation via la Turquie en mars 2026 face aux hostilités impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran.

Cette neutralité contraste avec d’autres pays africains appelant à un cessez-le-feu, mais aligne la Guinée sur des principes de non-ingérence. Malgré la neutralité diplomatique, la Guinée réagit concrètement aux escalades : réactivation d’une cellule de crise en juin 2025, après l’offensive israélienne sur l’Iran, et mesures d’identification et de protection des Guinéens en mars 2026, suite aux frappes sur Téhéran et tensions au détroit d’Ormuz. Ces actions protègent les compatriotes bloqués, sans condamner une partie belligérante.

Possibles conséquences économiques

Le conflit provoque une envolée du baril de Brent de plus de 13% en 48 heures, impactant la Guinée importatrice de produits raffinés : hausse des prix du carburant, menaces de révision des tarifs par les transporteurs, et pression sur la Société Nationale des Pétroles (SONAP).

Une inflation importée menace le riz, la farine et le panier de la ménagère via coûts de fret et assurances accrus ; la BCRG surveille la stabilité du franc guinéen face à la fuite potentielle de devises.

Les marchés comme Madina voient déjà des ajustements de prix, risquant une galopante hausse si le conflit perdure.

 

Momo SOUMAH pour JMI

© Copyright 2000 – 2026 | justinmorel.info