« Une seule aubergine coûte 6000 gnf, le gombo qui se vendait par tas de 1000 gnf se négocie par unité à 1500, la même chose pour le piment…sans compter le poisson, l’huile de palme et l’oignon. Tous les prix ont été revus à la hausse. » Fatoumata est une ménagère qui vient de faire le tour du marché Bonfi.
Elle ne sait comment faire pour acheter les condiments nécessaires pour préparer une sauce tomate ou de feuilles de manioc, avec les deux billets de 20.000 gnf froissés dans ses mains.
Le hasard du calendrier a fait que le 1er jour du mois Ramadan a coïncidé cette année avec celui du Carême chrétien. Une période grande consommation pour les deux communautés religieuses qui composent le pays et que les commerçants mettent à profit pour multiplier les intérêts qui peuvent aller du simple au double. Pour le plus grand malheur du panier de la ménagère confronté aux normes difficultés.
La rencontre entre le chef de l’Etat et les opérateurs économiques, a juste permis de baisser les prix de certains produits d’importation. Alors que ceux de agrumes, des légumes, des fruits et bien d’autres denrées de première nécessité, connaissent une flambée spectaculaire.
La récente opération de déguerpissement des vendeuses ambulantes installées sur le trottoir, n’a fait que compliquer la situation. La rareté faisant la valeur, ces vendeuses se trouvent éparpillées à travers le marché, dans des no man’s land, et pratiquement introuvables, par les ménagères qui n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Kerfalla KOUROUMA pour JMI
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