Ce 4 mars, comme tous ceux qui l’ont précédé depuis 1932, nous plonge immanquablement dans le souvenir de la naissance à Johannesburg, en Afrique du Sud sous férule coloniale, de Zenzile Miriam Makeba, d’une mère domestique et d’un père enseignant. Des parents qu’elle perdra tour à tour en 1937 et 1963. « Interdite d’école à 16 ans pour cause de système discriminatoire, elle fera des ménages chez les Blancs, avant de découvrir son talent et d’enregistrer « Pata Pata », son plus gros succès, en 1956.

Depuis, le succès ne la quittera plus. A partir de 1967, séduite par la Guinée culturelle, Miriam Makéba  choisira définitivement ce pays, en pleine révolution. Elle sera adoptée par ses frères et sœurs de ce pays, jusqu’à sa subite disparition en Italie, le 10 novembre 2008, au cours d’un concert de soutien à l’écrivain Roberto Saviano de Gomorra à Castel Volturno, l’auteur de Gomorra, qui avait mis en cause les liens du ministre italien de l’Intérieur avec la mafia. Rideau.

Jusqu’à aujourd’hui, sa résidence privée est toujours à Dalaba, marquée par le temps et l’abandon. Je me suis personnellement rendu dans cette maison, le 27 septembre 2019, et j’ai été choqué par ce que j’y ai vu.

Rongée par rats et souris, visitée quotidiennement par vaches, chèvres et moutons, la célèbre demeure se meurt sous la pluie, le soleil et le vent…

Les Guinéens devraient vraiment se mobiliser pour changer complètement l’état des lieux de cette villa, qui a jadis abrité « la chanteuse qui fut l’une des pionnières de la promotion de la musique africaine ».

JMJ

Voici les images actuelles de la villa de Mama Africa.  

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A l’ombre des sapins, sur les hauteurs de Dalaba, la villa se meurt…

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Les intempéries défigurent la belle résidence, la nature s’installe…

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Il faut sauter les bouses de vaches et les crottes de chèvres…

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Le lugubre crépuscule d’une demeure qui doit renaître…Aperçu de l’image

La photo de Mama Africa à la Une trône sur un des buffets de la résidence

Crédits photos : JMI / Justin MOREL Junior

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