Le 1er mars 1960 est la date de la création de la monnaie guinéenne et qui est d’habitude célébrée en pompe chaque  1er mars dans tout le pays. Donc un jour férié jusque là ! Sauf que cette année,  cette date si symbolique n’a pas été  fériée, car elle devrait être mise en veilleuse pour organiser des élections couplées  contestées par les partis politiques et la société civile réunis au sein du FNDC.

Ce choix « désacralise » quelque peu cet emblème national. Il faut dire que ces derniers temps l’histoire du pays bégaie à travers des agissements ou des coïncidences d’événements, comme c’est le cas de la date du 28 septembre qui connaît depuis 2009 une double interprétation référendum versus massacres.

Rappel historique

Le franc guinéen (GNF) a  été créé le 1er mars 1960 sur décision du  feu président Hamed Sékou Touré. Il est défini par un poids d’or de 0,0036 g et une parité fixe avec le franc CFA de 1 pour 1.

À cette époque, il n’était ni exportable ni importable, et les devises étrangères, y compris le franc CFA, ne pouvaient pas sortir du territoire. En octobre 1972 et plus précisément le 02, il a été remplacé  par le syli (GNS) divisé en 100 cauris, au taux de 1 GNS = 10 GNF. Le 6 janvier 1986, le syli est démonétisé et le franc guinéen redevient depuis  la monnaie nationale, arrimé sur le dollar américain, au taux de 1 USD = 300 GNF[1].

De nos jours, avec le choix de faire coïncider des événements politiques à des moments historiques de la nation fait que les jeunes se font une autre histoire. Par exemple, la jeunesse guinéenne retient la date  du 28 septembre comme étant la date de la journée macabre du stade qui porte le même  nom en lieu et place, du jour mémorial où le peuple de Guinée a voté non contre la colonisation.

De justesse

《Cette année on ne parle pas de la fête de la monnaie guinéenne. Ce qui préoccupent les autorités c’est les élections. 》, nous fait savoir un administrateur territorial qui montre sa déception par rapport à cette attitude. 《Ne pouvaient -ils pas choisir une autre date pour le respect de ce symbole de notre nation ?》,s‘interroge t-il pour terminer.

Faudrait – il s’attendre aux mêmes effets avec la date du 1er mars ?

En tout, la date du 1er mars n’eut été le report à la dernière minute du double scrutin par le président Alpha Condé confronté à une forte pression internationale, aura eu une nouvelle connotation….

Aliou BAH pour JMI

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