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A la surprise générale, le président français n’aura pas rallié Bamako lors de sa visite express, le vendredi dernier. Même si son homologue l’a rejoint à Gao, force est de constater qu’il aura indéniablement mis pied dans la fantoche ‘’république de l’Azawad’’. 

Emmanuel Macron aura mis la capitale malienne à dos pour s’être limité à la cité des Askia. Une ‘’maladresse’’ du président français qui a contraint le président IBK à le rejoindre. Or s’il avait été invité par l’Etat malien, il aurait eu la faculté de choisir. Mais venir de son gré et se porter vers ‘’sa’’ destination sans la courtoisie républicaine, c’est un désaveu pour les autorités du régime actuel.

Ni visite officielle-ni visite d’État du successeur d’un certain Hollande, IBK aurait dû balayer le complexe malien, en snobant Gao. Si le locataire de Koulouba restait à Bamako, il aurait sans nul doute fait bonne presse auprès de l’orgueil malien. D’ailleurs, on peut le dire sans ambages, c’est  le Gouverneur de Gao ou le Maire, qui étaient vraiment indiqués pour donner les salutations fraternelles du peuple malien au jeune Macron. Encore une fois, le pouvoir n’a nullement opté pour une mesure qui l’aurait rendu populaire et crédible à la veille des présidentielles de 2018.

L’ironie de l’histoire c’est le fait qu’il a été dans l’espace du territoire, où il aura encouragé la confusion. Gao faisant partie de ‘’l’idiotie de république imaginaire dénommée AZAWAD’’, il aura cautionné les agissements humiliants des groupements armées. Ces derniers ont osé célébrer leur 5ème  anniversaire, sans que le gouvernement ou la communauté internationale ne condamne cette partition !

Le numéro un malien aura sa part de responsabilité, pour avoir indiqué au sortir de la conférence d’entente nationale que l’appellation du Nord n’était pas tranchée.Ce qui aura encouragé les bandits armés à se sentir encore « Azawadiens ».

Finalement, Macron et IBK se retrouve dans cette zone sur les questions sécuritaires et terroristes. Occasion ratée pour condamner cet affront, en plus de celui provoqué par son jeune homologue français.

Chacun appréciera à sa façon !

 

Idrissa KEITA pour JMI

Correspondant particulier de JMI au Mali

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