Mes Inédits

Mes Inédits

Voici une série de faux poèmes inédits, volés au temps, écrits dans la chaleur de l’improvisation, inspirés par l’actualité vécue, il y a bien longtemps déjà.

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POURQUOI

Pourquoi l’homme chante-t-il ?
Pourquoi l’homme danse-t-il ?
Pourquoi la vie enchante-t-elle ?
Certains se demandent pourquoi la violence ?
Pourquoi vivons-nous ?

Les réponses sont dans les questions
Saisissons la vie sans émotions
Futiles, luttons tous les jours
Et nous comprendrons
Que pour vivre libre
Nos joies et nos peines
Doivent se fondre pour féconder
Notre existence au grand jour
Conakry, le 10/8/1980

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ETRE ARTISTE

Etre artiste c’est savoir se donner
Savoir faire valoir matin et soir
Le beau, bon et le bien, redonner
A chacun la joie, pour ne pas choir
Dans la vie, car le temps ici-bas
Ne nous pardonne pas en tout cas

Notre vie peut-être longue ou courte
Il n’ya pas de doute
Nous devons choisir notre route
Ecouter notre conscience qui envoûte
Notre être entier,l’homme qui écoute
Les autres peut-être certain qu’il goûte
Déjà une part de bonheur ,car toutes les fois Qu’un homme écoute les autres
Il est sûr d’être des nôtres
Je dis: la vie sans les artistes
Serait vraiment triste.
Conakry, 1976

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LA VIE

Quand on vous dit que la vie est une peinture
N’allez surtout pas croire que c’est de la littérature
La vie est comme un tableau, sa structure
Ses couleurs, sont presque sans rature

Nous en sommes les acteurs, les créateurs
Qui dans cet univers font leur aventure
Nous sommes réellement miniatures
Devant l’immensité indicible de la nature
Cependant nous sommes sa principale ossature
C’est nous qui la transformons, c’est sûr

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POUR QUE LA VIE SOIT BELLE

Pour que la vie soit plus belle
Chacun doit savoir jouer son rôle
Comme au théâtre rien n’est pêle-mêle

Chaque instant et chaque séquence se frôlent
Et souvent incarnent la nature des choses
Car la nature n’est pas faite de roses
Et même s’il en était ainsi, et les épines ?
Pour tirer de la terre ses trésors, il faut courber l’échine.

Dim 24/7/77

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QUAND ON NE SAIT PAS

Quand on ne sait pas ce qu’il faut faire
Il ne faut jamais, jamais se taire
Il faut chercher, demander à ses frères
Parce que la solitude tue souvent
La société fait aller de l’avant

Sans elle, tout ce que nous faisons c’est du vent
Qu’est ce qu’une émission sans les auditeurs
Réchauffant de leurs idées le coeur et l’esprit de l’animateur
C’est pourquoi sans orgueil nous sommes collaborateurs.

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LE PARI DE LA VIE

Le pari de la vie c’est la mort
La vie et la mort sont comme l’épervier et le poussin
Le travail est le premier repos de l’homme
Sommes-nous nés pour mourir ?
Pourquoi rester sédentaire quand la vie
Nous appelle à l’aventure ?

La première qualité d’un impétrant
C’est sa disponibilité
Celle d’un sage
C’est la maîtrise de ses tempêtes intérieures

Quand approche sa fin
L’homme est sur sa faim
Jamais satisfait
Toujours imparfait
L’homme est ainsi
Toute sa vie.

Conakry, le 20/9/1977

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ATTENDRE

Attendre c’est apprendre
Celui qui attend espère
Il pense aux choses tendres
Mais il a peur de vendre
La peau de l’ours
Avant qu’elle ne soit à terre
En lui, s’engage la course

L’homme qui attend
Est toujours anxieux
Souvent même insidieux
Son maître c’est le temps.

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UN EVENEMENT

Qu’est-ce qu’un événement
C’est un fait qui n’arrive pas à tout moment
Mais quand il arrive, il marque
Sérieusement son coup, il marque
Surtout quand il est positif
Ce qui en découle est objectif
Et rien ne peut cacher la vérité
C’est un soleil, les nuages passent
Le cachent un temps puis se lassent
Ils s’en vont et le laissent avec sa luminosité

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AIMER

L’habitude d’aimer est difficile
Et la tentation facile
En amour, il faut savoir
Se quitter et toujours pouvoir
Revenir avec le sourire
Pour ne pas mourir
De soucis inutiles
Souvent pour des choses futiles.
1978
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UN AIR DE FAMILLE

Comme chaque samedi, nous voici en famille
Dans les yeux de chacun une lueur brille
Vous tous, jeunes hommes et jeunes filles
Allez écouter cette émission les pupilles
Bien nettes, les oreilles qui distillent
La douce musique, des notes qui se tortillent
Tandis que les soucis vite se vrillent
Autour des transistors des auditeurs fourmillent
Au village comme en ville
Tout le monde est tranquille
Quand vient le Grand Gala
Tout le monde est là.

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PEINTURE

La vie est une peinture
Disent certains, d’autres une aventure
Quoi qu’il en soit notre culture
Peut toujours nous dire avec sûreté
Tout ce qui est, toute la vérité
C’est pourquoi en toute clarté
Je vous apporte une solution
Par l’interview d’un artiste
Dont l’expérience est une piste
Qu’il faut savoir suivre
Une bonne manière de vivre.

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LA BATAILLE DU LION ET DE L’ELEPHANT

C’est vrai que le lion est le Roi de la brousse
Mais quand l’éléphant se met à ses trousses
Souvent, une chose le gagne : la frousse
Quand l’éléphant barrette
Le lion toujours s’arrête
Si le lion est indomptable
L’éléphant, lui est inexpugnable

Aujourd’hui au stade, un grand moment de vérité
Qui vit triompher avec panache la volonté
Aujourd’hui le Syli formule nouvelle
A étonné le grand gardien des Lions : Bel
Avec zèle, style, il s’est imposé, le parchiderme
Et aux supputations des Lions, mit un terme
Pressing, forcing, les Lions firent tout
Le Syli avec feeling resta à tous les coups
Le maître offensif avec ses buts 3 à 0
Devenant en un match véritable héros
Ces jeunes du Syli, bien que nouveaux venus
ont prouvé qu’ils n’étaient point nus
Qu’en football ils ne sont pas nouveaux-nés
Et « que la valeur n’attend point le nombre des années »

Même réduits, ces jeunes ont séduit
Et les Lions furent réellement éblouis
Camarades, même si demain ces jeunes tombaient
Camarades, même si demain ces jeunes perdaient
Ils auront prouvé qu’avec la volonté
Il n’y a rien d’impossible ! quelle bonté!
La leçon, leur leçon est simple : le coeur a joué
Même si l’honneur bien souvent revient au pied
En football le coeur joue aussi

Les jeunes du Syli nous l’ont bien dit
C’est ça la bataille du Lion et de l’Eléphant
Et comme nous sommes en ville, l’Eléphant a pris le devant

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MARS 1977

LE TRIPLE

Dans un stade immensément Peuplé
Nos canonniers partirent endiablés
La hargne au coeur, le feu dans les jambes,
Ils ont dribblé
Fougueux et furieux, non !
Formidables, et la note finale
Devrait être infernale

Feinter, fouetter, foudroyer
Monter, malmener, marquer
Chercher, chauffer, shooter
Partir, séduire, réduire, réussir
Après le défi victorieux
A Conakry trois joueurs, trois buts
Pour le triplé continental.

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COMME IL FAUT SE QUITTER

Comme il faut se quitter
Nous devons savoir éviter
D’être dans la semaine alités
Une semaine n’est pas éternité
Avec du coeur, en hommes décidés
Sept jours c’est vite passé
Ils sont vite liquidés

Travailler pour le bien du pays
Est une oeuvre sans prix
Notre joie est plus immense
Quand notre geste a un sens
Car au delà de toute apparence
L’action demeure l’essence
Elle qui aiguise notre conscience
En nous donnant dans la vie plus de chance.

30 JUILLET 1977
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BALADE AFRICAINE

Balade Africaine
Promenade sereine
Dans nos veines
Coule la vraie sève
De la vérité
Et sans trêve
Nous nous battrons pour nos rêves
De dignité
De vérité
De Liberté.

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APPRENDRE

On est toujours heureux après avoir appris
Car le savoir n’a réellement pas de prix
Celui qui apprend n’est jamais pris
Dans le jeux de la vie, le mépris
Que l’homme a pour les ignorants
Grandit tous les jours, Ignorants

Nous devons savoir apprendre, comprendre
Rendre après à d’autres ce que nous avons appris
C’est ça la vie : apprendre, comprendre, rendre.

Conakry, le 3 Aout 1977
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LES BALLETS AFRICAINS

Ce soir nous serons avec les Ballets Africains
Ceux qui ont fait de la danse leur pain
En prenant des pieds et des mains
La vie comme elle vient tous les matins
Il ne faut pas être vraiment malin
Pour comprendre que le vénin
Du serpent est mortel
Et prendre la vie telle quelle
En sachant la rendre plus belle
En rendant sa culture immortelle
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TOURAMAN DE DEMBA

Voix orageuse
Musique palpitante
Guitares rageuses
Musique vivante
Touraman
Le vrai roman
de l’Afrique éternelle
L’Afrique médiévale
Celle qui ne fut pas vénale
Mais guerrière et altière
Libre et fière
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COMME D’HABITUDE

Notre émission comme d’habitude
Va prendre fin et notre solitude
D’animateur en toute certitude
Va reprendre et notre attitude
Sera ainsi toute la semaine
Cela nous fait de la peine
Mais nous ne perdons pas haleine
Car l’occasion prochaine
N’est pas du tout lointaine
Nous chercherons dans tous les domaines
La fontaine du bonheur
En trois quarts d’heure
Dans seulement une semaine
Aussi comme d’habitude
Faisons-le avec promptitude
Et dans la rectitude.

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GUECKEDOU

Aujourd’hui nous serons à Guéckédou
Une fédération où il y a un peu de tout
Sur son orchestre nous avons beaucoup
Beaucoup de choses à dire entre nous
Nous allons ensemble voir les dessous
D’un orchestre qui fit des fans fous
Et dont on ne sait plus rien du tout

Pourquoi le Kèbendo n’est plus au rendez-vous
Des grands orchestres qui mettent tout le monde debout
Chacun se dit avec amertume (Ils ne sont plus dans le coup) !
Pour vous nous avons voulu aller jusqu’au bout
Savoir tout et vous dire tout, tout.

Conakry, le 30 Juillet 1977
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LE GRAND GALA DU SAMEDI

Le Grand Gala va changer de formule
Parce que nous voulons qu’il stimule
D’avantage les talents latents
De nombreux artistes, car il est temps
Que ceux qui hésitent encore comprennent
Que cette émission est faite de bonne haleine
Pour donner goût à tous ceux qui aiment
La musique, la bonne, sans haine

Votre rubrique de musique au microscope
Va connaître un petit stop
Elle va quitter le Grand Gala
Pour en Direct avec les Artistes
Elle ira grandir la liste
Des rubriques de cette émission là
Donc toutes vos questions désormais
Seront adressées à  »En direct » mais
Attention notre boite postale 391
Une nouvelle rubrique va être offerte
Appel et Rappel : Rubrique ouverte
Sur la vie politique
La vie historique
de notre Patrie.
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AVRIL 1976

Nous voici à ce rendez-vous en puissance
Nous allons la faire sans violence
Comme au temps de notre tendre enfance.
Nous amuser sans turbulence
Par nos titres qui invitent à la danse
Ou à l’écoute, chacun aura sa chance
Et en toute fraternelle clairvoyance

Suivez-nous avec claire audience
Et vous verrez qu’en toute innocence
Notre émission sera sensas
Aujourd’hui notre dernier contact,
Contact en direct mais avec du tact
Nous avons réalisée des choses
Qui après nous, je suppose
Passeront régulièrement pour vous
Il y a dans ces émissions un peu de tout
Juste pour faire à tous du bien

Entre vous et nous, durant notre absence
Et pour garder pour les auditeurs notre présence
La semaine prochaine nous sommes en congé
Et pour mieux en profiter nous allons plonger
Dans les profondeurs de N’Zérékoré
Ce qui va certainement édulcorer
Toutes nos peines d’animateur avec des jours dorés.
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Juillet/Aout 1978

JE VAIS A CUBA

Je vais de ce pas à Cuba
Je vais loin, très loin, là-bas
Sur cette grande île au soleil
Où la Révolution fait des merveilles

Je vais à Cuba ma chérie
Découvrir CASTRO, son Peuple, Sa patrie
Pour aller à Cuba, ah ! quelle histoire
En voiture à l’aéro et dans la nuit noire
Un avion viendra, un grand avion bulgare
Nous voler à nos amours pour Oran
En Algérie comme pour y lire le Coran
De là, un gros bateau nous prendra

Et après 17 jours nous débarquera
A La Havane devant un Peuple en fête
Et nous descendrons, nos problèmes en tête
En chantant La Guantanamera
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CONCLUSION

Le métier d’animation est une passionnante aventure
Il faut y être pour comprendre comment
les hommes
Peuvent être différents de nature
Les lettres qu’ils écrivent sont comme
De véritables miroirs qui donnent à l’animateur
Un immense kaleidoscope dont chaque face
Est chargée d’une luminosité qui passe
Dans le coeur et le corps de l’animateur
Comme un courant qui réchauffe, l’excite
A toujours se dépasser à chaque invite
Au bout des ondes de recherche en recherche.
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VERS UNE DECENNIE D’ANIMATION

Le métier d’animateur a quelque chose d’entraînant
Vraiment un rien de passionnant
Qui vous pousse des années durant
Et comme c’est si bien, à tout moment
On est là, galvanisé à tout instant
Et cela peut durer longtemps, longtemps
Pour nous, cela fera bientôt dix ans
C’est quelque chose dans la balance du temps
Une décennie a toujours son pesant

En dix ans on peut chemin faisant
Se corriger et devenir plus satisfaisant
En dix ans on peut choisissant
Les autres voir le monde autrement
En dix ans on peut beaucoup en se disant
Qu’on est jamais meilleur, en se disant
Aussi qu’on peut toujours plus, oui en dix ans
On sait que ce n’est pas en se taisant
Que l’homme connaît les tenants dans les aboutissants
Des choses de la vie, c’est toujours en cherchant
Qu’on découvre que c’est après tout intéressant.
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LE COMBAT DU LEOPARD ET DE L’ELEPHANT

Il n’y a jamais deux sans trois
Ils le savent bien nos frères Zaïrois
De ce proverbe, ce soir ils ont mesuré le poids
Car ce soir au stade, il a encore fait loi
Le Syli national face aux Léopards
N’a rien remis à demain, à plus tard
En un match plein, des talents rares
Ont comblé, de tous les spectateurs, les regards
Le Syli national a pris son départ
Pour Lagos 80 au Nigéria

Après le choc, le duel, la véritable furia
Sékou Sylla, Bangaly Sylla, Amara Touré
Ont éclaboussé Yamoudélé, Lobilo, Mayélé
A trois reprises à bout portant, ils ont violé
Les filets Zaïrois en vrais rois
Devant des joueurs cloués de stupéfaction quoi !
Un match cardiaque, plein de panache
Les Zaïrois furent combatifs, explosifs
Mais les Guinéens, magnifiques et corrosifs
Marquèrent les buts décisifs
Ainsi gagna le Syli, quel exploit sportif !
22 Avril 1978
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LE PEINTRE LEO

Le monde est un immense tableau
Où chaque chose a son pesant d’or
Le feu, l’air, la mer, le ciel, l’eau
Avec la nature comme vaste décor
Et quand un artiste prend son pinceau
Pour le saisir soudain à chaud,
Il s’aperçoit heureusement aussitôt
Que ce n’est pas facile de saisir le beau
Nombreux sont ceux qui très tôt
Choisissent la peinture mais il faut
Tant de courage, tant d’assauts
Contre soi-même que les maux
Devenant nombreux, les faux dévots
Abandonnent alors leurs pinceaux
Et jettent toutes leurs idées à l’eau
Cependant ceux qui poursuivent
Avec hardiesse, finesse sont ceux qui survivent
Ils peignent les visages et les paysages
Leurs pinceaux et leur couleurs voyagent
Toujours vers d’horizons nouveaux
A la recherche du beau, du bien et du bon
Léo Sarkisian est de ceux là
Un peintre américain
Au coeur d’Africain.

31 Octobre 1975
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VENDREDI 12 MAI

AGUIBOU

Je le revois encore ce jeune homme fragile
A l’allure légère et au contact facile
Je le revois toujours avec sa petite flûte
Dans ses délirants solos en amicale lutte
Tel que je l’ai connu AGUIBOU
Si je devais vous le dire d’un coup
Je vous dirais qu’il était sympa
Avec au coin des lèvres un sourire de combat
Rarement étonné ou énervé

Ce grand garçon n’était lièvre, ni mièvre
Il était ce qu’il était, spontané
Jamais, jamais il n’avait la fièvre
Des jeunes de son âge, la folie des grandeurs
Il était d’une gentillesse candiden dans sa splendeur
Et je lisais dans ses yeux l’avenir fatal
D’un jeune sa vie durant refusa d’être banal.
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LA VIE

La vie est dit-on un voyage
Et la mort un simple passage
Alors pourquoi pleurer nos morts
Quand nous étreint le remords ?
La mort est chose horrible certes, mais
Toujours sa cible nous devons savoir l’accepter,

Voilà qu’elle vient d’emporter
Sans hésiter notre soeur KADIATOU TELIWEL
Celle qui avait peint le soleil, la pluie,
La vie et ses merveilles,
KADIATOU TELIWEL DIALLO
Qui savait dans l’eau
Mélanger ses couleurs
Pour saisir les douceurs
De la vie qu’elle aimait
Et Dieu sait qu’elle peinait
Infirme cette brave femme
Avait mis dans le pinceau
Son âme et peignait
Inlassablement des femmes
Des paysans, des artisans,
La société dans ses réalités
Le monde et ses vérités
Elle s’en va
Notre KIADIATOU
Mais son oeuvre reste
E c’est plus que tout.

18 mars 1974

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AUJOURD’HUI

Aujourd’hui est un beau jour
Mais le jour le plus beau
S’en va toujours
C’est la terrible loi de la nature
C’est dur, très dur

Mais c’est vrai que les jours
Courent toujours
Ils courent poussés par le temps
Qu’ils soient éclatants
Qu’ils soient accablants
Tous les jours s’en vont
Oui, c’est ce qu’ils nous font

Alors pourquoi ne pas vivre
Pourquoi ne pas vivre libre
Que notre être de toutes ses fibres
Jouisse de la vie et vibre
A l’appel de la liberté.

7 AOUT 1977
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MUSICORAMA

Quand une semaine finit
Celle qui vient la nie
C’est la dialectique de la vie
Elle exige la contradiction
Elle nécessite l’interrogation
La semaine dernière a été pleine
Souhaitons succès à la prochaine
Que vous tous militants
Dans l’action ne soyez hésitants

Que chacun résolument s’engage
A construire la Guinée, c’est le gage
Certain d’un avenir radieux
Pour notre pays au passé glorieux
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LE FOOTBALL

Le football est une passionnante aventure
Dont on ne connaît jamais parfaitement l’architecture
Cependant ce sont les inconnues de sa structure
Qui nous poussent à l’aimer : le football est ouverture
Qui peut savoir du match de demain l’allure
Qui peut dire aujourd’hui sans rature
Demain c’est x ou y qui l’emportera
Le résultat peut-être nous trahira
J’adore le football, qui mieux dira

Demain au stade du 28 chacun aura
Sa dose d’émotion, sa part de passion
Mais au-delà de toutes les actions
Triompheront sans nul doute les relations
D’amitié entre les Jeunesses
Ivoirienne et Guinéenne.

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