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Avril 2016

Des centaines de personnes susceptibles d’avoir été en contact avec les 8 cas d’infection par le virus Ebola dans les préfectures du Sud de la Guinée de Nzérékoré et de Macenta ont été vaccinées avec un vaccin expérimental pour tenter d’endiguer la dernière résurgence du virus.

Campagne de vaccination en Guinée après la résurgence du virus Ebola dans les provinces du Sud

OMS Guinea/Lancei Touré

Le Bureau de l’OMS en Guinée indique que plus de 1000 contacts ont été identifiés et mis sous observation médicale. Près de 800 ont été vaccinés la semaine dernière, dont 182 considérés comme des contacts à haut risque.

Dans un essai de grande envergure mené par le ministère de la Santé guinéen, l’OMS et les partenaires l’an dernier, il est apparu que le vaccin VSV-EBOV actuellement administré était très efficace pour la prévention de l’infection à virus Ebola. Depuis lors, on l’a utilisé en Sierra Leone pour endiguer une résurgence récente et de nouveau maintenant en Guinée.

La stratégie de «vaccination en anneau» implique de vacciner toutes les personnes ayant été en contact avec un cas d’infection à virus Ebola, ainsi que tous leurs contacts.

Au cours de cette dernière résurgence, il y a eu 8 cas d’infection et 7 décès depuis la fin février. Le cas le plus récent, une fille âgée de 11 ans, est en traitement dans un établissement de soins pour Ebola à Nzérékoré et, à ce jour, on indique qu’elle est dans un état stable. Six des défunts appartiennent à 3 générations d’une même famille élargie dans le village de Koropara Centre.

Une intervention interinstitutions de grande ampleur

Les autorités sanitaires locales ont réactivé le mécanisme de coordination d’urgence qui avait été mis en place au pic de l’épidémie d’Ebola à Nzérékoré et une intervention interinstitutions de grande ampleur est en cours.

L’OMS a une équipe de 75 personnes travaillant dans la zone affectée pour soutenir l’intervention dirigée par le gouvernement, avec des épidémiologistes, des experts de la surveillance, des agents pour la recherche des contacts, des vaccinateurs, des agents pour la mobilisation sociale et des experts de la lutte contre l’infection.

L’OMS a également envoyé 2 cliniciens de haut niveau ayant l’expérience d’Ebola pour aider le centre de traitement à Nzérékoré.

Les ménages sous suivi médical bénéficient de toute une gamme d’aides de la part des organismes partenaires: des colis alimentaires, des kits pour l’hygiène et des versements d’argent en liquide pour acheter d’autres articles.

Les mesures de lutte contre l’infection, parmi lesquelles une campagne de sensibilisation du public et d’autres activités de promotion de la santé et d’engagement de la communauté, sont mises en place dans les zones touchées.

Les analyses des échantillons de sang des cas confirmés indiquent que ce dernier groupe de cas d’Ebola a pour origine une chaîne de transmission connue et ne provient pas d’une nouvelle chaîne introduite à partir de la population animale.

De nouvelles résurgences sont attendues

Nzérékoré et Macenta ont été lourdement frappées par le virus Ebola au cours de l’épidémie en Afrique de l’Ouest. Dans la sous préfecture de Koropara, au centre de cette dernière résurgence, on a recensé 24 cas d’Ebola, avec 15 décès et 9 survivants, d’octobre à décembre 2014.

C’est la première réémergence du virus Ebola en Guinée depuis que la fin de la flambée initiale dans le pays a été déclarée le 29 décembre 2015. L’OMS a continuellement répété qu’il fallait s’attendre à de nouvelles résurgences comme celle-ci, en grande partie à cause de la persistance du virus chez certains survivants et que les trois pays affectés doivent maintenir de puissants moyens pour prévenir, détecter et combattre de nouvelles flambées.

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