Une nouvelle tendance politique a vu le jour suite au départ du PM sortant. Finalement le président de l’ASMA s’écarte légèrement des rangs d’Ensemble Pour le Mali, la majorité présidentielle, pour avoir son intimité à l’Assemblée Nationale.

Telle est la conséquence immédiate du départ de la Primature de Soumeylou Boubeye Maiga. Il a fini par céder aux caprices de ses députés qui lui mettaient fortement la pression. Cette nouvelle l’alliance comprend 16  députés non des moindres du giron politique malien. Il s’agit de l’Honorable Idrissa Sankaré et ceux qui ont quitté le RPM au lendemain de la présidentielle pour avoir été rejetés par leur base.

D’autres ont été victimes de coups-bas politiques dans leurs anciennes formations et ont préféré rejoindre les rangs du parti de celui qu’on appelle EL TIGRé ! Malgré sa fidélité au Président IBK, Soumeylou Boubeye Maiga s’est retrouvé au cœur de la polémique : son départ était l’unique sujet du début d’année 2019.

Ciblé par le parti présidentiel RPM qui a pris ses distances, il était devenu une menace aux yeux des tisserands. Beaucoup ne se cachaient pas pour en découvre avec le PM d’alors, dont les religieux conduits par Mahmoud Dicko. Un projet de motion de censure tranchera sur la question, ce qui ne peut plaire à l’ASMA, quand il s’agit d’une alliance avec l’opposition à cet effet.

Aussi, les partis URD ( opposition) et RPM ( pouvoir)   avaient deux choses en commun : avoir une majorité pour mettre SBM en minorité et dicter au Chef de l’Etat sa ligne de conduite quant à sa politique générale. Finalement Soumeylou Boubeye Maiga a rendu le tablier, au lieu d’être face à l’hypocrisie parlementaire.

Il faut noter que le récent locataire de la Primature était réellement dans la logique de groupe parlementaire. Du moins ses députés se voyaient en anciens alliés d’IBK au groupe APM qui regroupe les partis alliés du pouvoir.

Au sein de l’hémicycle-une fois sa démission actée- des démarches avaient été entreprises dans ce sens. Autrement dit, une démarcation des élus de l’ASMA vis-à-vis du groupe parlementaire commun était en vue suite. Les parlementaires de l’ancien PM déploraient le manque de solidarité à l’égard de leur mentor, et avaient la liste de ceux-là qui était prêts à voter pour la motion de censure.

Ce qui les a conduits au Secrétariat général du Parlement pour les formalités du groupe. Mais in extremis, l’artisan de la réélection d’IBK avait retiré du circuit les documents relatifs à la mise sur orbite du groupe ASMA. La décision viendrait du Tigre qui avait préféré faire profil bas.

Sauf que ses parlementaires ne l’entendaient pas de la même oreille. Snobés par leurs collègues du groupe APM où ils avaient des relations difficiles avec des partis comme la CODEM, ils ne pouvaient que partir.

Au Mali, il faut avoir  10 députés afin d’ouvrir ses propres bureaux ce qui était atteint par l’ASMA qui en a 16. Désormais, l’ancien patron de la cité administrative donnera de la voix d’ici les législatives prochaines, où il entend rafler plus que le total actuel de ses députés.

Il est évident que ses élus ne tarderont pas à régler leurs comptes au sein de la majorité, où hypocrisie et contre-pied sont monnaie courante, afin de s’imposer.

 

Idrissa KEITA pour JMI

Correspondant particulier de JMI au Mali

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De : IDRISSA KEITA
Envoyé : lundi 13 mai 2019 20:17
À : justinmorel@outlook.com
Objet : rispote Fodé Oussou

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