Toujours dans le cadre de la célébration internationale du mois de la femme, la Coalition des femmes et Fille de Guinée (COFFIG)  par la voix de leur présidente  Dr Makalé Traoré, a procédé ce mardi, 26 mars 2019,  au gouvernorat de la ville de Conakry, à la Restitution des Résultats de la Semaine de Mobilisation Sociale contre le viol des Petites filles dans les cinq commune de la capitale guinéenne, et au Km 36, déclenchée en 2017. 

Une projection Powerpoit sous le label :‘’La Case de Veille de la COFFIG dit STOP aux Viols de filles mineures en Guinée’’. Cette activité de restitution sera faite du 26 au 30 mars aux élus locaux, aux chefs de quartiers et de secteurs de la capitale avec l’accompagnement des médias publics et privés.

L’objectif est de : Mobiliser de l’opinion contre le viol des filles mineures, rompre le silence sur le viol des filles mineures ; informer sur les conséquences de ce fléau sur les femmes de demain ; mettre fin aux arrangements à l’amiable et traduire les coupables en justice, les résultats recherchés : l’engagement des élus à mettre en place « une case de veille, d’alerte et d’offres de services »dans chaque commune.

Dans son intervention, la présidente de la Coalition des femmes et Fille de Guinée (COFFIG),  Dr Makalé Traoré a indiqué que cette restitution devrait être faite depuis longtemps mais selon elle, il était question d’attendre l’installation des conseillers communaux de la ville de Conakry, dans leurs communes respectives, afin qu’ils puissent ensemble travailler contre ce fléau social.

Dans cette restitution, l’ex-ministre de la fonction publique, Dr Makalé Traoré  a démontré dans  le contexte et justification, que la violence basée sur le genre devient plus en plus récurrente en Guinée, et en particulier, le viol des  petites filles. Car, dit-elle, « C’est dans ce contexte que la COFFIG avec  ses partenaires a organisé en 2017, une journée d’offres de  service aux victimes  des violences dans la région de  Kindia. Donc,  nous avons fait ces offres de service de santé et d’accompagnement par les assistances sociales d’explication et comment, il faut aller vers la police. C’est ainsi que nous l’avons fait dans les cinq sous-préfectures de Kindia. C’est cependant avec ce projet  que nous avons constaté l’ampleur des viols des fillettes voir des bébés. Nous avons été surtout choquées par le viol d’un bébé de quelques jours par un homme de 37 ans à Pamelap, dans la préfecture de Forécariah, où ce nourrisson en est mort. C’est pourquoi, nous nous sommes tournées vers Conakry pour une enquête de même nature».

Elle a souligné que de Kassa aux Iles de Loos au Km36, la COFFIG a pu mobiliser dans chaque commune 200 femmes qui selon elle, étaient constituées en groupes de 10 personne  dans les quartiers pour sensibiliser  et de collecter des informations  sur les cas de viols faits aux filles mineures  et bébés. «  Donc, nous avons mobilisé en tout 1200 femmes  sur toute la ville de Conakry !», a-t-elle précisé.

L’exécution de ce projet a permis de faire le constat amer du nombre élevé de viols de filles mineures, voire des bébés dans notre capitale, 552 cas sur une période de (3) trois mois.

« C’est pourquoi, la COFFIG/DCPD organise cette année, dans le cadre du bilan de ses activités 2018-2019, et à l’occasion du mois de la femme, la restitution des résultats préoccupants d’une enquête de 8 jours de mobilisation sociale », a noté la présidente de la COFFIG.

Pour elle, cette stratégie de porte à porte, 1200 femmes ont été déployées contre le viol des petites filles à raison de 200 femmes et filles par commune et dans la zone spéciale au Km36.

La présidente de la COFFIG, Dr Makalé Traoré a aussi expliqué que la sous-préfecture de Kassa, il a été également enregistré 38 cas de viols.

Enfin, notons que  c’est la commune de Matoto qui a notifie les cas de viols  les plus récurrents sur  des filles mineures. La lutte v donc se poursuivre là et ailleurs.

Léon KOLIE pour JMI 

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