Les festivités commémoratives des 10 ans de la mort d’Edith Lucie Bongo Ondimba, ont connu leur épilogue, ce jeudi 1 mars 2019, avec la messe d’action de grâce, dite en sa mémoire, à Edou, non loin d’Oyo, dans la Cuvette. Officiée par le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, évêque émérite de Kinshasa, cette messe a été rehaussée par la présence des chefs d’Etat de Guinée Equatoriale, Theodoro Obiang N’Guema Mbasogo et son épouse,ainsi que du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, sans oublier le congolais, Denis Sassou-N’Guesso et son épouse. 

La célébration eucharistique a duré, environ deux heures au cours desquelles des intentions de prière ont été élevées pour supplier la miséricorde divine. Le Cardinal Laurent Monsengwo était assisté de l’évêque d’Owando, Victor Abagna Mossa et de celui de Gamboma, Urbain Gassongo. L’évêque émérite de Kinshasa a exhorté la famille à être fier de sa fille, Edith Lucie Bongo Ondimba qui lui a fait honneur, comme elle l’a fait à l’église.

Les textes bibliques proposés à la méditation ont invité à l’humilité, à l’amour, au service et à la responsabilité comme des valeurs. Ces valeurs qui ont caractérisé l’ancienne première dame du Gabon et fille aînée du chef de l’Etat congolais, décédée le jeudi 14 mars 2009 à Rabat au Maroc, devrait intégrer le quotidien de tout un chacun.Résultat de recherche d'images pour "Lucie Bongo Ondimba" Dans son homélie, le prêtre a fait comprendre l’intérêt de cette commémoration. Pour lui, « la mémoire d’un être cher est un trésor ». Il a comparé Edith Lucie Bongo Ondimba à « un grain de blé ». L’enseignement biblique du jour, qui recommandait à l’assistance d’être un grain de blé qui germerait, a été extrait de l’évangile de Jésus Christ, selon Saint Jean12, 24-28 : « Si le grain de blé, tombé en terre refuse de mourir, la moisson de l’espoir des hommes ne pourra jamais fleurir », selon les saintes écritures.

Ainsi, la communauté chrétienne a été invitée à comprendre que si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il donne beaucoup de fruit. Pour le prêtre, la mort d’Edith est donc une grâce, elle qui ne cessait d’affirmer que « Ma vie est le don de soi pour son prochain. » Sa vie était en effet, une arche de paix et de bonheur, à bord de laquelle les sans voix ont pu s’exprimer et les vulnérables ont trouvé du réconfort.        C’est pourquoi le prêtre a soutenu que la fortune d’Edith n’était pas seulement matérielle, elle était aussi spirituelle. En ce sens que ces œuvres de charité ont dépassé les frontières du Gabon et du Congo. Edith a été une graine, dont les fruits se sont matérialisés par son altruisme, ses œuvres de charité et son dévouement pour les causes justes, a dit le prélat.

Il a exhorté les hommes et les femmes à cultiver les valeurs qui constituent les fondements du développement. Car, chacun de nous devrait se considérer comme un grain de blé tombé en terre congolaise, afin de produire des fruits. A chacun d’être porteur des valeurs susceptibles d’être à la base d’un certain civisme, a-t-il poursuivi.

Le combat actuel du Congo est la lutte contre les antivaleurs. Or les valeurs ont fait d’Edith une grande dame au grand cœur. Ainsi, son exemple devrait éclairer les actes que chacun pose au quotidien, a poursuivi le prêtre.

En définitive, c’est ensemble qu’il faut protéger et promouvoir la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.

Au terme de cette messe, le président Denis Sassou-N’Guesso s’est recueilli devant la tombe d’Edith Lucie Bongo Ondimba en déposant une gerbe de fleurs, en compagnie ses hôtes de marque, dont l’équato-guinéen Théodoro Obiang N’Guema Mbasogo qui a regagné Malabo ce 14 mars dans l’après-midi.

 

MIATOLOKA Boryce Agapyth

Correspondant particulier de JMI au Congo

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