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Les formations politiques du Mali qui disposent de leurs sous depuis peu, peuvent envisager les défis de 2019. Sauf que, la promotion des femmes dans leurs rangs, est prise en compte, afin d’évaluer ce qui leur revient.

Durant les vœux du nouvel an de la Presse au Président IBK, le confrère Alexis Kalambiri du journal LES ECHOS, parlait déjà des budgets distribués par l’Etat de l’arène politique. Il s’offusquait qu’ils soient réglés au niveau des comptes bancaires des partis politiques, tandis que les médias privés tirent le diable par la queue, en plus d’une baisse drastique des finances dédiées à la presse.

Situation à laquelle le chef de l’Etat a été pris à témoin, lui-même qui fut président du RPM de sa création en 2001, jusqu’au dernier congrès en 2016. A y voir de plus près, un aspect dudit financement évoqué par M. Kalambiri n’est pas à négliger .

Il s’agit d’une disposition qui nous vient de l’ère de la famille ATT, avant que n’arrive celui qui se fait appeler « BOUA », en Septembre 2013. L’Etat étant une continuité, ce geste du Général exilé à Dakar, suite au coup d’Etat de mars 2012, est une promotion à l’endroit de la gent féminine. Le but était de contribuer à l’émergence des femmes aux instances de décisions.

Une incidence qui fait que les financements sont mis à la disposition des partis politiques maliens, en tenant compte de la quantité des femmes élues. Il est clair qu’avec la loi du genre (notamment les 30%) a facilité les choses. C’est dire que 18% de l’aide publique aux partis politiques sont distribués au prorata des femmes députées et conseillères dans les organes d’administration locale voire régionale.

N’est pas pris en compte le pourcentage de représentativité au gouvernement. La loi 2015-052 qu’on appelle ironiquement « quota des femmes » a fait du chemin avec une démonstration de force des femmes engagées en politique lors des communales de novembre 2016.

En plus d’être un additif à la charte des partis politiques, elle est devenue contraignante au fil des ans. Quiconque n’optera pas pour l’intégration d’une femme dans sa liste de candidats verra ses choix invalidés. Le tiers des sièges électifs est désormais dédié à la gent féminine, ce qui explique l’engouement autour des légalistes reportées en Novembre 2018 prévues avant la fin de l’année 2019.On note que d’ici la prochaine date du scrutin, les femmes continuent de se présenter candidates et montent les enchères.

Finalement, la contrainte supplante donc l’incitation, car on ne peut s’en cacher, le plafond fixé pour le nombre de femmes élues n’est plus une volonté des partis mais un passage obligé.

Reste à savoir si les concernées voient la couleur de l’argent, quand on sait que la majorité des formations politiques, sont souvent le bien d’un individu, à l’exception faite de la ruche politique.

Idrissa KEITA pour JMI

Correspondant particulier de JMI au Mali

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