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Dans un entretien accordé vendredi, 30 novembre 2018, à un reporter de justinmorel.info, la députée du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle à l’Assemblée nationale, Dr Zalikatou Diallo a librement exprimé sa déception face au retrait de la loi sur la parité au niveau du parlement.

Dans son intervention, la députée de la mouvance présidentielle, Dr Zalikatou Diallo a déclaré au micro de notre reporter que le retrait de cette loi sur la parité à l’Assemblée nationale reste et demeure une source de mécontentement.

« Ma réaction laisse entendre un mécontentement général au niveau de toutes les femmes parlementaires. Et auparavant, nous avons constitué un collectif qui a introduit la proposition de loi sur la parité, avec tout le forum des femmes parlementaires », a précisé la parlementaire.

Selon l’honorable, le programme a été élaboré cette fois-ci, la proposition de loi a été insérée dans le programme. Au niveau du vote du dernier chronogramme  au niveau de la conférence des présidents, où il n’y a qu’une seule femme présidente de commission à l’Assemblée Nationale.

« C’est elle qui a défendu pour que le programme soit maintenu tel quel, c’est-à-dire que la proposition de loi sur la parité soit toujours dans le circuit pour qu’on la vote en plénière! ». Mais…

« Elle a été mise en minorité en dépit de tous les arguments. En fait, ils ont profité de ceci, pour dire que c’est la session budgétaire, alors tout ce qui est loi doit être retirée pour le moment, pour se consacrer à l’examen et à l’adoption du budget; alors que depuis 2014, nous sommes là, nous n’avons jamais travaillé comme cela. En marge de la session des lois, il y a des conventions, des textes de loi à caractère économique qui sont votés au cours de la session des lois et vis-versa », a affirmé notre interlocutrice.

La députée a également expliqué qu’en marge de la session budgétaire, il y a une panoplie de conventions et d’autres textes de loi qu’on vote. Parce que, de toute façon se sont des sessions de l’Assemblée Nationale, où il est permis de voter des lois.

« Mais le règlement intérieur n’a jamais dit qu’on ne doit pas voter un autre texte, en dehors de la session des lois, qui ne soit pas un texte de loi ou au niveau de la session budgétaire qu’on ne doit pas voter un texte et si ce n’est que la loi de finance initiale, non ! Donc c’est pourquoi on s’est senti frustrées, dans la mesure où le travail avait été déjà fait en commission. Le rapport est prêt, on devait avoir l’inter-commission le lendemain, c’est-à-dire le jeudi, 29 novembre 2018. Mais, il n’y avait aucune raison pour dire que les textes de loi-là, venaient vraiment noyer le travail de l’examen du budget… loin sans faut ! ».

C’est pourquoi, l’honorable Zalikatou a révélé : « Nous avons protesté et nous sommes en train de mener des démarches pour que le texte soit programmé parce que, nous n’avons pas d’alternative. En principe normalement, c’est la dernière session légale de notre législature. Ils nous ont dit qu’ils ont programmé un autre texte parmi certains, qui au cours d’une session extraordinaire va être voté… ».

Notre interlocutrice a aussi souligné qu’après cette session, pour qu’il y ait une autre extraordinaire, il faut d’abord que le chef de l’Etat le décide, il a son mot à dire ensuite, il faut que la nécessité s’impose, après un mois, au minimum de la clôture.

« Ça veut dire quoi ? Si nous devons clôturer selon le chronogramme de la session budgétaire le 02 janvier 2019, cela va s’en dire, qu’il faut attendre le 02 février 2019. Or, les législatives doivent être programmées. Il y a des textes au niveau de la CEDEAO, qui disent qu’on ne doit pas modifier un code électoral à moins de 6 mois avant une élection. Donc, si nous ne modifions pas maintenant, pour que si elle soit promulguée, qu’on l’applique dans le code électoral,… c’est-à-dire la loi sur la parité, afin qu’elle soit dans les dispositions du code électoral. Nous ne serons plus dans les délais légaux. Donc il faut que ce soit maintenant!! C’est pourquoi nous nous battons et nous continuons à mener des démarches pour que le texte soit reprogrammé, comme il l’avait été, parce que, l’argument selon lequel il n’y a pas de temps ne tient pas la route, le travail est déjà fait!! », a conclu avec une voix ferme, la députée Zalikatou Diallo.

Entretien réalisé par Léon KOLIE pour JMI 

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