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Inexorablement, le temps passe et nous rapproche de 2023, année durant laquelle notre pays devra abriter les phases finales de la CAN senior de football. En dépit de ce formidable enjeu, nous baignons dans un silence inquiétant et troublant.

A date, rien de probant n’indique que nous sommes candidats à l’organisation de la fête biennale du football continental.

Le comité de pilotage du COCAN 2023 n’a pas encore posé d’actes qui rassurent l’opinion publique. On ne le répétera jamais assez, des trois prochains pays hôtes des phases finales de la CAN senior de football, nous sommes les bons derniers au plan des préparatifs. Alors que l’on se contente de laisser passer le temps, la Côte d’Ivoire, qui abritera la compétition deux ans avant nous est à pied d’œuvre pour satisfaire au cahier de charges de la CAF.

L’exemple ivoirien

Pour preuve, les travaux de quatre stades pour la Coupe d’Afrique des nations 2021 de football (CAN 2021) ont été officiellement lancés le 19 octobre 2018 en Côte d’Ivoire, a constaté un journaliste de l’AFP. Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly  a posé symboliquement la première pierre du futur stade de 20.000 places de Yamoussoukro (centre). Deux autres stades de 20.000 places doivent être construits à San Pedro (sud-ouest) et Korhogo (nord). A Bouaké (centre), la deuxième ville du pays, l’actuel stade va être rénové et sa capacité portée de 25 à 40.000 places, selon les chiffres du ministère des Sports. A Abidjan, les travaux du stade olympique d’Ebimpé de 60.000 places ont été lancés fin 2016, et l’actuel stade Félix Houphouët Boigny doit être rénové pour cette 33e édition de la CAN.

Les avantages

Il n’y a guère d’illusion à se faire, la CAN est l’unique opportunité offerte à notre pays de résorber de façon définitive le déficit d’infrastructures diverses, que l’on accuse depuis soixante ans. Ce n’est guère le PNDES (Plan national de Développement Economique et Social) projeté à l’horizon 2030, qui résoudra le problème. La CAN est un véritable programme de développement, puisqu’il est transversal. Tous les secteurs d’activité du pays sont concernés.

Dans le prochain article, nous reviendrons sur les enjeux de cette compétition, qui doit impérativement avoir lieu chez nous. C’est un challenge pour le pays tout entier !

Tino DIAKITE pour JMI

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