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Interpellé par nos soins sur ce qui s’est passé à Kindia qui l’avait accueilli, au milieu du mois, le président du PADES est sorti de son silence. Pour lui, le consensus entre le RPG et l’UFDG a mis à mal l’avenir des conseillers communaux.

L’honorable Ousmane Kaba était récemment à Kindia. Un passage mémorable où il a tenu l’assemblée générale de son parti, en présence du bureau national. C’est naturellement qu’il s’est exprimé sur les violences à Kindia, concernant l’installation du nouveau maire.

Indiquant déplorer l’usage de la violence en politique,  Dr Kaba condamne les déclarations de l’imam qui ont créé la confusion. « Nous devons tous condamner la division de la Guinée mais ce qu’il faut éviter, c’est présenter les gens de Kindia comme les racistes en Guinée, je ne suis pas du tout d’accord. Tout le monde sait très bien que les habitants de la Basse côte sont les meilleurs des Guinéens, ce sont les plus ouverts de toute la Guinée » a-t-il ajouté.

Pour le député de Kankan, les divergences profondes ont commencé avant cette situation, car le vrai problème selon lui, serait la fraude électorale massive. Rappelant avoir préconisé l’annulation des communales, Ousmane Kaba avance que la grogne n’est autre que le résultats des conséquences.

Si la situation est tendue au niveau de mairies, c’est parce que « les partis ont fait un accord qu’eux-mêmes n’ont pas respecté. D’abord l’accord est une violation par rapport à la loi » lance le parlementaire. Sa logique est qu’il faut avoir la paix avec un maire, qui n’est pas majoritaire est préférable d’en avoir avec tensions sociales à la clé.

Le PADES prône donc de recoudre le tissu social car la paix reste notre « principal actif » pour Dr Kaba.   Concernant la ville morte ou les manifestations scolaires, le député déclare que son parti n’a pas été associé. S’il reconnaît partager les revendications, il estime être loin de ce bras de fer socio-politique engagé dans la rue.

Enfin , Ousmane Kaba dénonce le débat politique fortement dominé par des discours ethnocentristes. Un non-sens selon l’économiste chevronné  parce que « tous les Guinéens sont dans la même pauvreté, la même misère, en manque d’infrastructures, au chômage » indique l’enfant de Karfamoryah.

Le dialogue au nom du progrès de la cité reste donc le message que lance le député du PADES qui entend être au cœur du débat politique.

 

Idrissa KEITA pour JMI

Correspondant de JMI au Mali

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