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Le gouvernement congolais, ce lundi 22 octobre 2018, à Brazzaville, a donné de la voix, pour condamner les allégations de génocide des Laris, débitées par Dominique kounkou, dans son ouvrage, qualifié de « fascicule » par Thierry Moungalla, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement.

 Au cours d’un point de presse conjointement animé par le porte-parole du gouvernement et le ministre des la justice et des droits humains, les deux membres du gouvernement ont démontré sur le fond et sur la forme les affirmations fallacieuses de Dominique Kounkou sur le « prétendu génocide des Laris au Congo ». Introduisant le point de presse, Thierry Moungalla a cerné les possibles déclinaisons sémantiques du concept génocide, pour montrer en dernier ressort les relents de la pensée de l’auteur du « génocide des Laris au Congo ».

Convoquant le droit international, le ministre de la communication et des médias a fait observer que le génocide est un acte « commis dans l’intention de détruire, tout ou partie, d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». S’appuyant sur les termes de la convention des Nations Unies du 9 décembre 1948, il a rappelé que l’acte du génocide peut être un meurtre, mais aussi une atteinte grave à l’intégrité mentale ou une mesure anti-natalité, l’essentiel étant que l’acte soit dirigé intentionnellement contre un groupe donné.

Poursuivant sa démonstration, le ministre congolais de la communication a souligné que dans la première définition de ce terme donnée en 1946, l’Assemblée générale des Nations unies considérait que « Le génocide est le refus du droit à l’existence de groupes humains entiers, de même que l’homicide est le refus du droit à l’existence à un individu. »

Ceux qui sont reconnus comme génocides par la communauté internationale, à ce jour, a encore rappelé Thierry Moungalla, sont : le génocide arménien de 1915, reconnu en 2001 par la France, le génocide des Juifs, lors de la seconde guerre mondiale, reconnu par la cour de Nuremberg en 1945 et a même servi de point de départ à la définition du terme, le massacre des Tutsis au Rwanda en 1994 et le massacre de Srebrenica (Bosnie-Herzégovine) en 1995, qualifiés de génocide par les Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda et l’ex-Yougoslavie.

Au vu de ces dispositions du droit international universellement admises, le gouvernement congolais a affirmé que le génocide auquel Dominique Kounkou fait allusion n’émane que de son imagination . Le gouvernement congolais a épinglé, dans cet ouvrage que Thierry Moungalla qualifie de fascicule, la malhonnêteté de l’auteur qui illustre « son génocide imaginaire » par des « Fake news » qu’il a voulu transformés « en vérité scientifique et historique », a fait observer Thierry Moungalla. La photo illustrative utilisée par Dominique Kounkou dans cet ouvrage l’ayant été déjà, par le passé par les partisans de la délation sur les réseaux sociaux. La même photo a déjà servi sur les réseaux sociaux à illustrer un accident de circulation au Niger, une catastrophe naturelle au Ghana, des massacres « ignorées par la Monusco » en RDC, des massacres au Cameroun.

Pour Thierry Moungalla, Dominique Kounkou se verse dans la paranoïa, en faisant l’apologie d’un ethnocentrisme nuisible à l’équilibre de la nation. L’auteur du « génocide des laris au Congo »fonde son imagination sur l’idée de différenciation entre l’ethnie lari qu’il considère comme « supérieure » et les autres qu’il voit comme « inférieures ».

Dominique Kounkou a beau être docteur en droit international public, comme il le décline en quatrième de couverture, mais les propos qu’il développe sont bien insignifiants en matière de définition du crime de génocide qu’ils ne peuvent rien revêtir de scientifiques, a noté le porte-parole du gouvernement.

Pour sa part, Aimé Ange Wilfrid Bininga, de la juste a présenté l’aspect juridique de la question, en signifiant que le gouvernement n’a jamais nourri l’intention de planifier un quelconque « génocide » contre son propre peuple, encore moins sur l’ethnie lari. Le Ministre de la justice a conclu que « ces allégations sont une vraie imposture, parce que le Congo est signataire des chartes et conventions sur les droits de l’homme ».

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