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Depuis la concession de la zone ouest du Port autonome de Conakry, à la société turque Albayrak, les travailleurs  en colère multiplient leurs manifestations contre les hauts responsables, et exigent leurs départs.Notamment sa directrice générale, Hawa Keita, son adjointe Aissata Aribot  et le ministre d’Etat chargé des Transports, Aboubacar Sylla, pour bradage de ce patrimoine économique national.  

Les travailleurs révoltés, étaient massés ce mardi devant la direction générale du Port, pour faire entendre leur ras-le-bol contre ce contrat de concession de cette zone. Et, la directrice du port, Hawa Keita  contrainte de sortir de son mutisme, accusée d’avoir contribué à brader le port,  s’est défendue becs et ongles en déclarant : « C’est le président de la République qui m’a nommée. Je ne peux pas le braver. S’il me demande de venir signer un contrat et que les observations aient été prises en compte, je ne peux pas refuser ».

Selon elle, « Alpha Condé a dit aux syndicats, si un travailleur est licencié, venez brûler le palais de la présidence ». La patronne du port de Conakry balaie ainsi d’un revers de main, tous les arguments de ceux qui affirment qu’elle était opposée à la signature de ce contrat avec les Turcs: «Je m’inscris en faux, je n’ai jamais dit que je ne signerai pas le contrat. Je suis venue et j’ai vu les documents. J’ai signé le contrat et il suit son cours normal. Je n’ai pas reçu une copie du contrat. L’Etat dispose du contrat, moi je ne l’ai pas », a précisé Hawa Keita.

Puis, la main sur le coeur, la directrice générale du port autonome de Conakry, Hawa Keita a juré  qu’elle a signé le contrat en présence de son adjointe Mama Aissata Aribot. «J’ai été appelée et je suis allée avec elle pour signer le contrat. Moi, j’ai signé et elle a cacheté !», a-t-elle souligné.

 

Léon KOLIE pour JMI

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