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Quarante ans après sa mort, la République a rendu hommage à l’un des pères de son indépendance, Jacques Opangault. C’est le ministre Claude Alphonse Nsilou, au nom de la République, qui a accompli le devoir de mémoire, ce 20 août 2018, en déposant une gerbe de fleurs, sur la stèle érigée en sa mémoire, au rond-point de la poste au centre-ville de Brazzaville.

Le ministre Claude Alphonse Nsilou après le dépôt de la gerbe de fleurs a déclaré au micro de la presse qu’« Il s’agit d’un devoir de mémoire, puisque nous sommes une République indépendante ». Jacques Opangault, vice-président du Congo à l’époque coloniale, est à inscrire au registre des pères de l’indépendance de la République du Congo, proclamée le 15 août 1960. « Ces hommes ont lutté pour cette indépendance » Pouvait ajouter le Ministre Nsilou

La gerbe de fleurs, en hommage à Jacques Opangault a été déposée à la place où a été érigée sa statue, en reconnaissance de la Nation congolaise au combat que cet homme a mené pour l’auto-détermination des congolais à disposer d’eux-mêmes. « C’est un devoir de mémoire, parce que ce n’est pas pour rien que ces stèles ont été érigées » pouvait renchérir, à son tour, Dieudonné Mouyongo, Ministre congolais de la Culture et des Arts.

Repères historiques sur Jacques Opangault

Né à Boundji, le 13 décembre 1907, Jacques Opangault fait des études dans le cadre d’une école missionnaire catholique puis devient clerc, dans l’appareil judiciaire en 1938.

Il entre en politique après la seconde Guerre mondiale et devient le président fondateur du MSA (Mouvement socialiste africain) affilié à la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière).

En 1946 il est élu à l’assemblée territoriale mais échoua d’entrer à l’Assemblée nationale française.

En mai 1957 il est élu chef de gouvernement sous le titre de « vice-président du conseil gouvernemental ».

Le 28 novembre 1958 le jour de la proclamation de la République du Congo, lors d’une séance de l’assemblée territoriale, il est remplacé par l’Abbé Fulbert Youlou.

Suite aux émeutes déclenchées par ses partisans, il est arrêté en février 1959 puis relâché en aout 1959 et nommé, par la suite, ministre d’Etat dans le gouvernement de Fulbert Youlou en 1960.

Il est vice-président en 1961 et ministre des travaux publics en 1962. Il est de nouveau arrêté en août 1963 après le départ de Fulbert Youlou. A cette étape de sa vie, il décida de rompre avec la politique, avant de mourir le 20 août 1978.

MIATOLOKA Boryce Agapyth

Correspondant particulier de JMI au Congo

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