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Les députés du parlement guinéen ont voté la semaine dernière lors d’une plénière à l’hémicycle, une nouvelle loi sur la CENI qui désormais, impose à l’institution chargée d’organiser les élections en République de Guinée d’avoir en son sein 17 commissaires au lieu de 25, dont sept représentants de la mouvance et sept également de l’opposition.

L’adoption de cette loi occupe toujours l’essentiel des débats au sein de la classe politique guinéenne dont beaucoup parlent d’exclusion.

Interpellé ce samedi 14 juillet 2018, par la rédaction de justinmorel.info sur ce sujet, le député uninominal de la circonscription de Gaoual, Ousmane Gaoual Diallo, a déclaré

« Cette loi n’est pas votée pour exclure qui que ce soit dans un dispositif. Cependant, elle est faite pour créer la clarification et harmoniser les rapports entre les individus dans une société. On a fait cette loi pour clarifier comment est-ce qu’on partage les 14 postes de commissaires pour 150 partis politiques. On n’a pas trouver mieux que la représentativité des partis. S’il y’a exclusion, il faudrait qu’on demande alors à la population pour quoi elle a donné du poids à tel parti et pas à tel autre ? « , a affirmé Ousmane Gaoual Diallo.

Le député du principal parti d’opposition UFDG renchérit en disant que cette loi n’est pas non plus en faveur d’un parti et qu’elle tient simplement compte de la représentativité au niveau national et local. « Il n’ y’a aucun esprit d’exclusion dans la loi », a-t- conclu.

Plusieurs acteurs politiques et citoyens s’attendaient à une CENI plutôt technique et non politique.

Marly Sall pour JMI

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