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Le week end dernier, la Maison de la Presse de Bamako a abrité l’ouverture de la campagne de l’ancien ministre des finances. Occasion de mettre en avant son projet de société « C’est possible au Mali » sous les yeux de ses militants et les médias du Mali.

D’emblée, il a indiqué qu’il va concourir en tant que Mamadou Diarra. Sur certains documents administratifs, c’est ce qui est mentionné et il ne voulait prendre aucun risque : compromettre son dossier pour non conformité de nom. Il avoue néanmoins que Mamadou est plus reconnu en zone rurale et Igor en périphérie urbaine.

La situation du Mali selon le conférencier, n’est pas à mettre au compte du seul pouvoir actuel. « De 1991 à 2018 assez de choses ont été effectuée dans la gouvernance et les acteurs concernés ont fait de leur mieux. Sauf que ce bilan a conduit le peuple dans le chaos et le désespoir » a-t-il indiqué .

Et d’ajouter que « Beaucoup de dirigeants de banques, même à l’étranger, se sont étonnés de mon choix. L’opinion doit comprendre que chacun fait ses choix et les assume. Etant fils de militaire, si j’ai pas intégré le corps, c’est parce qu’il n’y avait pas d’argent. Pour ce virement en politique, les contraintes de mes compatriotes priment et je me dois d’y aller au nom du Mali » a précisé le candidat .

Il n’a pas manqué de clasher l’actuelle génération politique, en lançant que les acteurs politiques vendent du rêve alors que lui, ce sont des actions en faisant du concret. Son projet de société comprend en tout 7 axes.

En premier la propreté de l’Etat, car il estime qu’il faut faire un audit des finances publiques qui sera médiatisé de façon récurrente. Aussi la question de salubrité est d’actualité puisque la société malienne n’a pas encore géré les déchets et eaux usées vu les décharges de Lafiaibougou et Médine qui l’Illustrent. Le train de vie l’Etat est décrié par l’ancien DG de la BOA-Dakar qui révèle que les 8 institutions et la Primature nous coûtent au Mali 50 milliards de dépenses.

A ce sujet, il estime qu’au vu des récents événements vécus dans la foulée de la crise de 2012; le pais de Koulouba doit être « un grand musée contemporain ». Même le délai de campagne de 21 jours fut désavoué par Mamadou Igor qui le qualifie de copier coller. Parce qu’aucun candidat ne peut faire le tour du territoire national dans cette période si courte.

Concernant la défense, le postulant à Koulouba prévoir 2000 milliards CFA afin de faire face aux défis sécuritaires de l’heure. Et de fustiger le ministre de la défense suite à l’achat laxiste des aéronefs qui furent dénoncés par le PARENA. Un dédommagement des victimes de la guerre dot être prévu à l’image des incidents de 91. La jeunesse reste au cœur du programme de Mamadou Igor Diarra qui prévoit une adéquation entre la formation et l’emploi . Accent sera mis sur les écoles professionnelles qu’il entend construire à travers le territoire national. Pas moins de 200 milliards CFA sont prévus pour le secteur de l’éducation nationale.

L’agriculture disposera de 14000 milliards CFA et le candidat Mamadou Diarra entend faire du Mali un exportateur. Ainsi la collecte et la bonne utilisation des ressources, donc principalement de l’argent sera de rigueur sous son mandat à Koulouba. L’ancien de la BDM et la BIM concédé que ses propositions reposent sur une stratégie qui ne repose pas que sur une meilleure gestion des ressources de notre pays;  mais d’une nouvelle relation entre les citoyens et l’Etat, ainsi que les communautés pour ressouder le tissu social.

La responsabilité citoyenne, la fibre patriotique, de conscientisation de tous et l’appropriation des processus de décision constituent donc les éléments fondamentaux du projet de société de Mamadou Igor Diarra. La course au fauteuil présidentiel est désormais effective pour le natif de Kryvy Rih (Ukraine) non mois originaire de Ségou.

Idrissa KEITA pour JMI

 Correspondant particulier de JMI au Mali

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