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Au cours  d’une conférence de presse tenue ce mardi, 03 juillet 2018, dans les locaux du ministère des Hydrocarbures, le gouvernement guinéen par la voix  du ministre tutelle, Diakaria Koulibaly, en compagnie de ses homologues de ceux du Commerce, du Ministre du Budget, du Travail, et l’inspection générale du travail, a tenu à expliquer le contexte financier dans lequel, l’Etat se trouve aujourd’hui obligé de réduire son train de vie et surtout ses subventions onéreuses qui, certes, soulagent quelques pans de la population, mais affectent de façon générale les performances économiques du pays. 

Face aux médias, le ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly a tout d’abord rappelé « qu’en 2014 le prix du carburant s’élevait à 10.000 GNF. Cette même année était caractérisée par deux réalités, la première était la hausse du prix du baril à l’international et la seconde était le point d’inflexion qui a engendré l’amorce de la chute du baril ». 

Diakaria Koulibaly a expliqué que le carburant n’est pas acheté localement et toutes les commandes sont effectuées 60 jours en amont. S’agissant du contexte de fixation du prix actuel, le ministre mentionne qu’en 2015, le gouvernement et les acteurs sociaux ont convenu de la réduction du prix à la pompe passant ainsi de 10.000 GNF le litre à 8.000 GNF le litre, afin de faire profiter aux consommateurs la chute des cours du baril amorcé courant du troisième trimestre 2014 et depuis, ce prix est resté inchangé.

« À ce jour, le prix de 8.000 GNF le litre est en retrait sur le prix réel calculé aux consommateurs en raison de la tendance fortement haussière des prix internationaux du baril, justifiée par la baisse de la production mondiale du pétrole (suite à l’accord intervenu entre les pays de l’OPEP en novembre de 2017). Ainsi le prix moyen dans les pays voisins comme la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal se situe autour de 11.500 GNF le litre soit une différence de 3.500GNF par litre déclare le Ministre. D’où la nécessité d’ajuster le prix du carburant afin de permettre à l’État de conforter sa surface financière et redresser conséquemment le dépannage budgétaire qui prévaut », a déclaré le ministre Diakaria Koulibaly.

De même, un protocole d’accord avait été signé en février 2016 disposant les conditions préalables pour une éventuelle augmentation du prix de carburant.

Léon KOLIE pour JMI

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