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Cahin caha, la CAN 2023 se prépare à un rythme qui ne rassure guère. La mission de visite des sites de compétition identifiés a livré son rapport final bien fourni et très documenté. En dépit de certaines réserves, ce rapport constitue pour le COCAN 2023, une base de travail dans la perspective des préparatifs. Dès l’instant où le rapport de visite des sites est maintenant disponible, les activités qui devraient en découler sont à mener sans tarder. On semble l’oublier ou le négliger, le temps joue inexorablement contre nous.

Nous sommes cette année à quatre ans de l’échéance de 2023. Et pratiquement tout est à faire chez nous. De ce point de vue, il est curieux de constater l’indifférence du gouvernement, qui n’interpelle pas le COCAN 2023.

Au regard des chantiers à ouvrir dans notre pays, serait judicieux de mettre à profit cette année pour engager la vitesse supérieure. Une démarche qui devrait se traduire par la mise à disposition du budget de fonctionnement et d’équipement au COCAN. Sans cette dotation budgétaire, cette institution ne pourra pratiquement rien faire. Ce qui va se traduire par une paralysie de toutes les activités. On s’imagine bien les conséquences d’une telle situation !Résultat de recherche d'images pour "2018"

Il n’est guère superflu de le souligner à l’attention de nos décideurs, la Coupe d’Afrique des nations senior de football, est l’unique opportunité pour notre pays de résorber l’immense déficit en infrastructures diverses. L’organisation de cette compétition ayant un caractère transversal, elle devrait s’intégrer dans la mise en œuvre du PNDES, le plan national de développement économique et social conçu par le gouvernement. En réalité, la CAN est à considérer comme un volet complémentaire de ce plan. Si les concepteurs du PNDES ne l’ont pas intégré, il va falloir procéder à des correctifs. Pour la simple raison que l’organisation de la CAN 2023 va impliquer la réalisation de diverses infrastructures de tous ordres. Il ne se s’agit pas seulement d’édifier des enceintes sportives, puisque le cahier de charges de la CAF est très exhaustif au plan des infrastructures à implanter sur les différents sites de compétition.

Sur un tout autre plan, l’immeuble Siguiri sis à la cité chemins de fer devant servir de siège social du COCAN 2023 attend toujours sa rénovation et sa réhabilitation. Une situation qui pénalise fortement les treize commissions techniques. Ces dernières sont actuellement laissées pour compte faute d’espace approprié pour travailler. Depuis la mise en place du COCAN 2023, une seule réunion a réuni l’année dernière toutes ces commissions dans un réceptif de la place. Une orientation avait été donnée, des engagements pris sans concrétisation véritable. Ce qui donne une impression de léthargie.

De ce qui précède, la tendance est à inverser pour permettre à notre pays de maintenir sa candidature. Le contraire représenterait une véritable humiliation nationale, et un rendez-vous manqué avec l’histoire sportive du pays. Si l’on rate la CAN 2023, c’est à se demander en quelle année nous l’abriterons ? Au regard de notre glorieux passé sportif, les générations futures ne nous pardonneront jamais ce rendez-vous manqué. Il est donc grand temps de réagir pour tenir les délais du cahier de charges de la CAF.

Thierno Saïdou DIAKITE pour JMI

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