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Après les éditions de Kampala (Ouganda) en 2010, Marrakech (Maroc) en 2012, Abidjan (Côte d’Ivoire) en 2014, Nairobi (Kenya) en 2016, c’est Bamako, la capitale malienne qui accueille  le 19e congrès et les expositions internationales de l’Association africaine de l’eau (AAE) sur le thème général : « Accélérer l’accès à l’assainissement et à l’eau pour tous en Afrique face au défi du changement climatique ».

Selon le ministre de l’Énergie et de l’eau du Mali, l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène reste un défi majeur pour le Continent africain. Il s’agit d’un vrai combat qui nécessite le développement de stratégies pertinentes et constamment revues et corrigées pour mieux répondre aux besoins des populations et aux défis qu’imposent le changement climatique.

L’Afrique, selon les statistiques officielles des Nations unies, est le continent le plus mal équipé. Avec quelque 800 millions de personnes restent sans accès à une « eau améliorée ». Les progrès réalisés ont cependant permis d’atteindre l’Objectif du millénaire visant à réduire de moitié le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable depuis 1990. Ainsi, 60 % C’est le taux d’accès à l’eau potable en Afrique subsaharienne alors qu’il atteint en moyenne 87 % dans le monde. Les ruraux africains sont encore plus mal lotis avec un taux d’accès inférieur à 50 %.

Selon la Banque mondiale, en 2016, environ 26,7 % de la population en Afrique n’avait pas accès à l’eau potable et le manque d’hygiène et  d’assainissement provoquent des problèmes de santé publique, aussi catastrophique que la malaria, les maladies hydriques et autres corollaires handicapants.

L’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, conforte la sante des hommes, fortifie leur dignité et accrédité certainement au plus haut point leur humanité. Toutes situations propres au développement endogène. Dans un contexte mondial où l’on s’accorde à considérer que le seuil de pénurie se situe à 1000 m3/habitant/an, nous sommes incontestablement devant un triptyque de la problématique de l’eau: Assurer l’accès à l’eau avec des services adéquats; Améliorer l’accès à l’eau; Accélérer l’accès à l’eau. 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé. L’OMS la définit comme une eau ayant les caractéristiques microbiennes, chimiques et physiques qui répondent aux directives de l’OMS ou aux normes nationales relatives à la qualité de l’eau de boisson. En clair, une eau potable est une eau qui ne contient pas d’agents pathogènes ou d’agents chimiques à des concentrations pouvant nuire à la santé.

Il faut aussi rappeler que dans les Objectifs du Millénaire pour le développement,  la communauté mondiale s’était engagée à réduire de moitié le nombre de personnes n’ayant pas accès de façon durable à l’eau de boisson salubre et à l’assainissement de base. Dans le cadre de la décennie pour l’action «L’eau, source de vie».

L’objectif 6 des Objectifs de Développement Durable stipule : Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau

Mais cet objectif comme chacun le sait n’a point atteint. Voilà, certainement pourquoi l’on parle a présent de l’accélération de l’accès a l’eau potable pour combler éventuellement des retards évidents. L’accès à l’eau potable reste un combat pour réaliser une partie des droits humains. Comment dans ce cas assurer le « droit à l’eau » alors qu’1 milliard d’hommes n’ont pas accès à l’eau potable ? Chacun sait désormais que la disponibilité, la proximité et l’accessibilité a une eau saine impacte positivement sur la Sante, la Scolarisation des filles, sur l’allègement de la pénibilité des travaux domestiques pour les filles et femmes et ouvrent indubitablement des opportunités d’alphabétisation, bref de réelles  possibilité de développement.

Ce sont toutes ces questions qui sont actuellement débattues a Bamako, pour leur trouver des solutions idoines, en vue de faire évoluer positivement la situation.

La Guinée est représentée a cette grande rencontre internationale par une forte délégation comprenant notamment une quinzaine de travailleurs de la Société des Eaux de Guinée (SEG) et les anciens ministres Saran Daraba et Justin Morel Junior. La première est invitée comme panéliste et le second comme modérateur de la session plénière sur le thème: « Accélérer l’accès à l’eau et à l’assainissement ».

Momo SOUMAH pour JMI

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