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Le 15 décembre dernier, le chanteur Sékouba Kandia Kouyaté, « Le Fils de son père », a réussi l’exploit d’intégrer l’Ensemble et Choral National, le temps d’un spectacle mémorable au Centre Culturel Franco-Guinéen, pour reprendre à la quasi perfection, les chansons qui ont fait la gloire de son illustre père. Notamment une bonne partie de « l’Epopée mandingue ».

C’était une véritable gageure, mais « Le fils de son père » l’a accomplie en toute majesté, drapé dans un éclatant boubou blanc, la voix au firmament de la passion et de la reconnaissance assumée.

Durant plus de deux heures, accompagné par les inimitables instrumentistes et choristes traditionnels de l’Ensemble National, Sékouba Kandia a prouvé en cette nuit commémorative de la disparition de son père, le chantre Sory Kandia Kouyaté, qu’il avait patiemment travaillé sa voix, pour ressembler au mieux à la beauté, à la clarté et à la puissance de celui qui l’a engendré.

Aux sons des tam-tams, des  »tounés » ou clarinettes traditionnelles, des balafons et autres « nyényérous » ou violons villageois, Sékouba Kandia, était resplendissant de maîtrise, avec en bonus, une extraordinaiore force d’improvisation. Il a ainsi chanté « Conakry », « PDG », « Boloba », « Soundiata », « Malissadio » ou encore « Sakhodougou », avec un égal bonheur.

Et le public satisfait du CCFG applaudissait à tout rompre, sous le magnétisme irrésistible de cet artiste lancé dans une admirable démonstration de puissance et d’intelligence vocales.

J’ai été personnellement invité à dire en quelques ce que je savais du père et du fils Kouyaté, ce que je fis en laissant parler la mémoire de mon coeur.

Justin MOREL Junior pour JMI

JMI Copyright © JustinMorel.Info

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