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Des incidents ayant éclatés autour d’une mine d’or artisanale de « Niaouleni » une localité frontalière, située à cheval entre la Guinée et le Mali, ont viré au drame ce lundi 27 novembre. Les informations relayées par les médias étrangers, citant des autorités maliennes et les gardes frontaliers font état de 22 victimes et de nombreux blessés dans les deux camps.

D’après un communiqué des Forces armées maliennes (FAMA), « quatre membres de la gendarmerie, dont l’adjoint au commandant de compagnie de Kati » (près de Bamako) ont trouvé la mort lors d’une opération de sécurisation des populations sur le site d’exploitation minière de Niaouleni », localité malienne à la frontière guinéenne à la suite d’affrontements sanglants entre guinéens et maliens.

Selon les « FAMA», ils ont été victimes de tirs de ressortissants guinéens, suite à un conflit consécutif à l’exploitation minière sur ce site entre le village malien de Niaouleni et un autre village guinéen ». Les assaillants maliens auraient descendu et brûlé le drapeau guinéen !

Pour une source sécuritaire guinéenne, « ce sont des orpailleurs maliens, épaulés par des chasseurs et des gendarmes maliens, qui ont attaqué lundi des orpailleurs guinéens sur une mine d’or du village de Faranokho en Guinée ».

Plus tard dans la journée, une mobilisation et une riposte des villageois et chasseurs guinéens ont fait en tout six morts – deux Guinéens et quatre Maliens, dont un gendarme – et beaucoup d’autres blessés des deux côtés », a affirmé la même source.

En fin de matinée lundi, les mêmes assaillants ont tendu une embuscade contre un détachement de la gendarmerie nationale dépêchée sur les lieux pour protéger la population et apaiser la situation. Des faits confirmés par Sidi Doumbia, un journaliste local contacté par la BBC.

Un communiqué du gouvernement guinéen est attendu

Mamadou Aliou Diallo pour JMI

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