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À Conakry, les jours et semaines se suivent et se ressemblent. Comme les jours passés, les élèves se sont rendus ce lundi 27 novembre 2017, encore  dans les différents établissements, pour constater  l’absence quasi généralisée des enseignants dans les salles de classe.

La suite, on la connait. De nombreux collégiens et lyciens sont en ce moment même dans les rues entrain de manifester. Érigeant des barricades, brûlants des pneus et affrontant les forces de l’ordre. C’est presque devenu un classique depuis deux semaines. Hélas !…

Sur l’axe Cosa-Hamdallaye-Bambéto, pas de circulation routière. Les jeunes élèves affrontent les policiers. À Matoto sur l’axe de l’autoroute, le constat est le même, les enseignants ont déserté les salles de classe, abandonnant les élèves à leur triste sort.

Alors que le gouvernement persiste dans « son entêtement » à faire croire à l’opinion que la grève déclenchée par une partie du SLECG, qui entame déjà sa troisième semaine « est illégale » donc « sauvage », en refusant tout compromis sur les revendications des enseignants solidaires du groupe d’Aboubacar Soumah, le constat est que le mot d’ordre est suivi à la lettre dans presque toutes les écoles de la capitale et de l’intérieur du pays. Alors, légalité contre réalité, il faut savoir choisir pour sortir de cette « chienlit » !

Si ce bras de fer persiste, c’est tout le système éducatif guinéen qui en serait affecté, sans occulter l’impact négatif que cela pourrait avoir sur les examens nationaux.

Au même titre que la chape de plomb qui s’abat actuellement sur les journalistes qui vivent des moments plus que jamais incertains, certains syndicalistes grévistes eux, vivent dans la peur et la crainte d’être arrêtés à tout moment.

Mamadou Aliou DIALLO et Maria de BABIA pour JMI

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