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Malgré les menaces du ministre de l’enseignement pré-universitaire Ibrahima Kalil Konaté, la grève déclenchée par le SLECG, le syndicat des enseignants, a paralysé de façon globale les cours au sein des établissements scolaires à Conakry, principalement en banlieue  ce jeudi 16 novembre 2017.

Les élèves de la presque totalité des élèves de ses établissements paralysés pour absence d’enseignement dans les salles de la classe, sont dans la rue depuis ce jeudi matin pour protester contre la perturbation des cours.

Selon les enseignants grévistes, ils ne reprendront les cours que lorsque les accords signés autour de la plateforme revendicative, lors de la grève précédente, seront respectés notamment la revalorisation du point d’indice salarial.

Ils promettent de « ne pas céder à l’intimidation », faisant allusion à la récente sortie du ministre de l’emploi Damantang qui a qualifié les grévistes de « minorité » et le ministre Konaté qui a haussé le ton en déclarant qu’il « ne voulait plus entendre parler de grève » et enfin les mesures et menaces des inter-centrales syndicales suspendant deux syndicalistes du SLECG, ce qui a d’ailleurs contribué à envénimer les choses.

De Sonfonia à Hamdallaye en passant par Cosa, Koloma et Bambéto, les collégiens et lycéens habillés en tenues scolaires, ont régné règnent en maîtres une bonne partie de la journée sur la route Leprince, barricadant la route avec des pneus brûlés et des immondices, enfin empêchant toute circulation routière sur le tronçon.

Mamadou Aliou DIALLO pour JMI

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