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La production cimentière de la société Dangote sera officiellement lancée, dans les prochains jours, par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso. Première cimenterie au Congo, de par sa production, la cimenterie de Dangoté est un maillon de l’industrialisation du Congo.

Dernière-née des cimenteries au Congo, Dangoté Cement, la cimenterie Dangoté offre des perspectives heureuses pour l’économie et l’industrie congolaises. Non seulement, elle permettra au Congo de résoudre le problème de l’offre en ciment, mais aussi elle ouvrira les portes du Congo, en exportant son produit, notamment dans la sous-région. Elle s’inscrit ainsi la volonté des autorités congolaises de sortir le pays de la dépendance en pétrole.

La cimenterie Dangote est, donc, un élément de la diversification de l’économie et permet en même temps au Congo de jeter un nouveau pas vers son industrialisation. Au regard de la qualité de l’investissement, la cimenterie Dangoté s’annonce, aussi, comme un véritable fleuron qui vient s’ajouter au tissu économique existant, notamment dans le département de la Bouenza où Saris Congo (qui produit du sucre) et Eco-Oïl Energie (spécialisée dans la production d’huiles de palme et autres produits dérivés) Congo font la fierté.

Effets immédiats

Les effets attendus de la mise en service de Dangote Cement sont bien évidemment la création d’emplois directs dont 650 permanents et indirects et l’abondance de la production cimentière dans le pays. Il y a environ dix ans en arrière, un sac de ciment coûtait entre 10 000 francs et 13 000 francs et la tonne oscillait par ricochet entre 200 000 à 260 000 francs CFA au Congo, notamment à Brazzaville.

Il fallait lutter contre cette inflation des prix qui obéissait au principe de l’économie, qui voudrait que « la rareté crée la valeur ». En effet, justifiée par l’incapacité du CFCO à assurer le transport du ciment entre Loutété, où était implantée la première usine de ciment SONOCC, et les autres villes du pays, à l’instar de Brazzaville, l’augmentation du prix du ciment devenait une vraie préoccupation pour les autorités congolaises.

Le président de la République avait, dès 2009, mis un point d’honneur sur l’industrialisation du pays, à travers son projet de société « Le Chemin d’Avenir ». Le programme du Gouvernement qui en a découlé avait mis l’accent sur l’augmentation de la production du ciment. Ainsi, depuis 2013, beaucoup d’usines de ciment ont vu le jour dans le pays : FORSPAK à Dolisie (Niari), CIMAF à Makola (Kouilou), Dangoté à Yamba (Bouenza) et bientôt une autre à Mindouli (Pool).

La production de toutes ces sociétés réunies dépasse, ainsi et de loin, les besoins en ciment du Congo, estimés à 2 000 0000 de tonnes par années, selon les données du ministère de l’industrie. Si « Dangote Cement Congo » produit 5 000 tonnes de ciment par jour, soit plus de 1 500 000 tonnes par an, la société CIMAF (Ciments de l’Afrique) dans le département du Kouilou, met annuellement sur le marché 500 000 tonnes de ciment. A Dolisie, par contre, FORSPAK, inaugurée en 2014, produit 300 000 tonnes par an. 300 000 tonnes c’est aussi le seuil de production annuelle de Sonocc, qui est basée à Loutété dans la Bouenza, depuis très longtemps.

Il n’y a pas de doute, le Congo pourra exporter le ciment, au moins dans la sous-région. Dangote Cement Congo s’est d’ailleurs fixé cet objectif. En attendant, sur le plan national, notamment à Brazzaville, il est certain que le prix du sac de ciment qui est de l’ordre de 4 000 et 4 500 francs, aujourd’hui, pourra baisser davantage, surtout dans les localités où sont installées ces cimenteries.

MIATOLOKA Boryce Agapyth pour JMI
Correspondant particulier de JMI au Congo
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