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Cette semaine, nous vivons le cinquantième anniversaire de la disparition du révolutionnaire argentin Ernesto Rafael Guevara plus connu sous le nom de Che Guevara ou Le Che. Exécuté en Bolivie le 9 octobre 1967, les idéaux de celui qui s’était engagé dans la lutte contre des pouvoirs jugés exploiteurs ont survécu à sa disparition. Physiquement mort, le Che vit encore dans la conscience collective de nombreux pays. Son engagement sans calcul pour assouvir un idéal de justice sociale, considéré par certains de suicidaire et pour d’autre de noble et exemplaire continue d’inspirer maints intellectuels.

C’est en juillet 1955 au Mexique que Che Guevara aura une rencontre déterminante. Il fera la connaissance de Fidel Castro, avec qui il partage les mêmes idéaux. Le Che décide alors de s’engager aux côtés du leader Maximo. Après avoir reçu un entraînement militaire, il débarque à Cuba en 1956 puis reçoit des pouvoirs de commandement en 1958, contribuant activement à la prise du pouvoir de Castro en 1959.

Dans le premier acte de la Révolution Cubaine, le Che acquiert donc une réputation de fin combattant et de commandant exemplaire. En tant que représentant de Cuba, il se fait connaître par ses qualités d’orateur dans les rencontres internationales. Il devient alors un véritable ambassadeur de la Révolution. En 1985, alors qu’il devient de plus en plus critique vis-à-vis de l’URSS, il quitte ses fonctions afin de reprendre la lutte armée au Congo puis en Bolivie où il sera capturé le 9 octobre 1967.

Au-delà de la récupération politique et idéologique, le Che est aujourd’hui une figure très ancrée dans les consciences populaires. Cet ancrage est rendu possible grâce à plusieurs facteurs : messes populaires, récupération à des fins économiques et publicitaires.

C’est bien l’Amérique Latine qui constitue le principal foyer d’entretien du mythe du Che. Il est dans certaines régions de ce continent perçu comme un martyr, par la brutalité de sa mort. Ainsi, en Bolivie, dans la zone où le Che a été capturé, certains paysans, qui à l’époque n’avaient pas compris ou accepté son appel à la lutte, ont fait de lui une sorte de saint.

Depuis sa mort en 1967, l’histoire du Che se transmet, faisant de lui une légende populaire, où on le renomme San Ernesto de la Higuera. Ajoutons également que depuis 1955 plusieurs projets touristiques suivant les traces du Che sont en discussion entre plusieurs pays d’Amérique Latine, passant notamment par l’Argentine, la Bolivie et Cuba.

Par l’ampleur de son action et l’influence de sa pensée, le Che est devenu une figure majeure de l’Amérique Latine et de l’histoire du XX ème siècle. C’est aussi le goût inachevé de son œuvre qui contribue à de nombreux mouvements politiques de se revendiquer du Che, et le charisme qu’il dégage qui ont fait de lui un symbole de la résistance mainte fois récupéré.

  Thierno Saïdou Diakité pour JMI

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