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La fête de la communauté chrétienne est intervenue le mardi 15 août 2017 dans une atmosphère des plus délétères. La veille, toute la sous-région a été frappée de drames terroristes et sociaux tous azimuts. 

C’était d’abord au niveau du Burkina que le drame se répétait. Une année après l’attaque à la rue Kwamé Krumah, en janvier 2016, bis répétita dans un restaurant au même endroit. Ziz Istambul, avec 18 morts et 22 blessés sont recensés dans ce qui annonçait une journée des plus mouvementées en Afrique de l’Ouest.

L’après-midi du même lundi, c’est vers Freetown que les regards se tournent : plus de 300 morts dans des coulées de boue, suite à des pluies diluviennes quotidiennes. Dans la foulée, c’est la Guinée qui est frappée avec un accident routier, où 10 personnes perdent la vie sur le coup. Ensuite, c’est du côté de Tombouctou en terre malienne, que le terrorisme refait surface. La MINUSMA est prise d’assaut par des terroristes, où 6 assaillants ont été neutralisés.

Cela n’enlève en rien au fait que sept personnes dont cinq agents de la mission des Nations unies ont succombé. Aussi, on enregistre que des Casques bleus ont été blessés. Dans la nuit, c’est la représentation du côté de Douentza (Centre du Mali) qui est attaquée. Un soldat et un casque bleu ont été blessés tandis que deux terroristes sont abattus.

Un lundi noir en fait qui a ouvert la porte à la fête de l’Assomption le mardi suivant. Difficile d’avoir la paix du cœur dans pareil contexte, où les forces du mal ainsi que la nature auront eu raison de plusieurs vies. Les catholiques de l’espace communautaire ne peuvent que constater les dégâts et célébrer dans la sobriété.

Désormais, le profil bas devra prévaloir pour toutes les populations de l’Afrique de l’Ouest, avec une importante dose de prudence.

 

Idrissa KEITA pour JMI

Correspondant de JMI au Mali

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