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En raison du poids économique de l’empire du Milieu, le Fonds monétaire international pourrait voir son siège délocaliser en Chine dans 10 ans.
L’information rapportée par Reuters, révèle que si jamais l’influence de ce pays et d’autres pays émergents poursuit sa progression avec le même rythme, cette hypothèse, défendue par le directeur général de l’institution financière multilatérale, pourrait surtout prospérer si le système de quotas de l’organisation connaît quelques réformes.
Christine Lagarde (photo) qui intervenait lors d’une conférence du Centre pour le développement mondial à Washington, a indiqué que cette hypothèse reste une«possibilité» dans la perspective d’une augmentation du niveau de représentativité des grands marchés émergents, au regard de l’influence grandissante de ces économies.

«Et cela pourrait bien signifier, si on a cette même conversation dans 10 ans (..), qu’on pourrait dire cela, non plus à Washington DC, mais à notre nouveau siège de Pékin.», rapporte Les Echos.

Selon des économistes cités par le quotidien économique français, si la croissance de la Chine évolue avec des taux de 6%, elle pourrait damer le pion au PIB des Etats-Unis dans 10 ans.

Quant aux réformes sur le système de quotas du Fonds, un réexamen est prévu dans un an, après une révision intervenue en 2010. Mais l’hypothèse d’une délocalisation pourrait être bloquée par le droit de véto des Etats-Unis, pays qui abrite le siège de l’organisation depuis 1945, bien que les statuts prévoient que le siège du FMI se trouve sur le territoire de l’Etat membre économiquement le plus puissant.

SeM/Ecofin

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