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Deux éléments pertinents doivent caractériser une surveillance performante : la  rapidité de la détection et la rapidité de la réaction. Ces deux éléments viennent d’impacter le comportement des équipes de districts de Lélouma et de Labé, face à deux phénomènes similaires.

En effet les deux localités de Lélouma et Tountouroun ont connu au mois de juin dernier une intoxication alimentaire, suite à la consommation collective d’un repas traditionnel à base de lait caillé.

Rapidement alertées les équipes de districts, avec l’appui des Equipes régionales d’alerte et de riposte aux épidémies (ERARE) ont pu mener les investigations, et prélevé les échantillons dont l’analyse a rapidement levé l’équivoque, en éliminant le choléra qu’il faut craindre en cette période des grandes pluies.

Voilà un des bénéfices directs de la mise en place des ERARE, une stratégie sanitaire qui accroit l’efficacité de la réaction technique.  Ainsi celle de Labé vient de démontrer la pertinence de cette approche qui est maintenant étendue à tout le pays, pour une gestion rapide mais aussi décentralisée des phénomènes anormaux qui se produisent fréquemment sur le terrain.

On peut ainsi dire qu’au sortir de la lutte contre Ebola, le système de santé guinéen commence à faire peau neuve. Maintenant, il s’agit non seulement de maintenir cet acquis mais de l’améliorer, en augmentant les capacités locales de diagnostic par la mise en place de laboratoires capables de faire l’essentiel des confirmations des maladies à potentiel épidémique, au niveau de tous les hôpitaux préfectoraux.

Ce processus est en cours et son achèvement consolidera sans nul doute la résilience post Ebola.

Momo SOUAH pour JMIJMI Copyright © JustinMorel.Info

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