Souguéta, une sous-préfecture située à près de 35 km de la préfecture de Kindia, a connu du mardi 18 au samedi 22 avril 2017, des jours et des nuits mouvementés, troublés par des secousses qui ont lézardé certains murs, fait écrouler des pans de maisons et fissuré des briques en banco ! De quoi inquiéter, pour ne pas dire effrayer les populations résidentes. Votre site ‘’www.justinmorel.info’’ a dépêché sur place une équipe de reportage pour constater de visu ce qui s’y est passé.

Interrogé par notre reporter sur les circonstances de ce drame, le commandant adjoint de la gendarmerie de la Souguéta, le lieutenant Koivogui Farama, a indiqué que cela s’est passé le mardi dernier, aux environs de 20 heures, pendant que ses hommes et lui patrouillaient dans les quartiers de ladite sous-préfecture, à la recherche des coupeurs de route qui venaient d’opérer une attaque à main armée sur la nationale Kolentin-Souguéta. « J’ai été appelé d’urgence par le secteur de Sougueta-Boucherie, M. Aboubacar Camara m’informant que pendant toute la journée de ce mardi, la terre a longuement tremblé dans le district de Waliyah, et a atteint Souguéta et, que certaines habitations étaient complétement fissurées et que d’autres s’étaient même écroulées ! A cet effet, je m’en vais vous dire que ce n’est pas pour la première fois  que la terre tremble à Waliyah et Sougueta, c’est pour la deuxième fois ! », a-t-il expliqué au micro de notre reporter.

Quant au chef de secteur de Souguéta-Boucherie, Aboubacar  Camara, entouré des sages de la localité et certains membres de son bureau, il déclare que ce tremblement de terre a d’abord commencé dans le district de Waliyah, Soriyah et, puis est survenu à Souguéta-Boucherie, où certaines habitations ont été réduites en cendre.

Il a également laissé entendre que ce tremblement de terre a même persisté jusqu’au samedi, 22 avril 2017 aux environs de 8 heures du matin. « Avec ce drame, nous sommes inquiets parce que notre localité est dangereusement menacée. Nous demandons urgemment au gouvernement guinéen de nous venir en aide financière et matérielle, dans la mesure où certaines maisons sont complètement fissurées et d’autres sont tombées. Les victimes dorment dehors… la nuit ! Mais, je précise qu’il n’y a pas eu de mort d’hommes suite à ce tremblement de terre. Dieu, merci ! », a lancé  Aboubacar Camara.

Parlant des dispositions prises par les autorités locales de la préfecture de Kindia contre ce tremblement de terre survenu dans les localités de Souguéta et Waliyah, le secrétaire général de la préfecture, M. Kabinet Diawara a souligné que lorsque ce drame s’est produit dans lesdites localités, « une forte délégation du gouvernement guinéen en provenance de la capitale Conakry s’est rendue sur ces lieux dans le but de prendre connaissance des dégâts causés par ce tremblement de terre et , a pris l’engagement devant les habitants de trouver une solution plus spécifique » pour mettre fin à ces secousses qui y inquiètent plus d’un citoyen de ces zones.

Mamadouba Bangoura, un des sinistrés confie que pendant les secousses, il se trouvait avec sa famille dans son champ, et arrivé le soir au village, il a constaté de graves fissures sur les murs de sa case. A cet effet, il a lancé un appel pressant au gouvernement de Mamady Youla, pour leur venir au secours immédiatement car, selon lui, « ils sont menacés par cette calamité qui pourrait survenir à un moment à l’autre ».   Notre rédaction a cependant contacté les techniciens des questions sismiques. Certains qui se sont rendus aussi sur les lieux et ont pu interroger quelques personnes, qui leur ont expliqué que les ustensiles volaient, tandis que la terre tremblait… A leur avis bien que l’ampleur à l’échelle de Richter soit certainement encore insignifiante, par rapport au séisme de Koubia en décembre 1983, il ne faut rien minimiser et il faut prendre « ces secousses au sérieux pour que le pire soit évité.»

Léon KOLIE pour JMI

Envoyé spécial à Kindia 

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