Le premier ministre et chef du gouvernement, Mamady Youla a présidé mercredi, 12 avril 2017  à Conakry, l’ouverture de l’Atelier National d’Appropriation de Loi portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. Avec comme objectif général de permettre aux participants représentant l’ensemble des parties prenantes au processus de réconciliation nationale d’examiner, d’amender et de valider l’avant-projet de loi. Spécifiquement.

Cette cérémonie a connu la présence des membres de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale, le représentant de la Coordinatrice du Système des Nations unies, Marc Rubin, le Haut-commissariat aux Droits de l’Homme des Nation Unies en Guinée, Jean-Marie Bouaka et tant d’autres invités.

Dans son intervention, le représentant de la Coordinatrice du Système des Nations-Unies, Marc Rubin a rappelé par rapport à la tenue de cet atelier que si la justice transitionnelle est nécessaire, son objectif reste la réconciliation nationale parce que selon lui, réconcilier les peuples, les citoyens entre eux, les citoyens et l’Etat, n’est pas chose aisée. Il a ensuite encouragé le Gouvernement et les Guinéens à continuer sur le chemin de la réconciliation.

  1. Rubin a aussi insisté sur le fait que « la réconciliation ne peut se faire sans la justice, la vérité, la réparation et la garantie de non répétition qui sont le gage du fondement de la démocratie, de l’Etat de Droit et du développement ».

Du côté du gouvernement guinéen, le premier ministre,

Mamady Youla a noté  que la présente cérémonie revêt une importance capitale dans le cheminement commun vers « une Guinée réconciliée avec ses filles et fils au regard de notre passé, qui a été non seulement marqué par des événements glorieux, mais également par des violations graves des droits de l’homme dont les stigmates restent encore vivaces dans bien de nos familles ».

Mamady Youla a affirmé avoir mesuré combien la recherche de la vérité, de la justice, des réparations et des garanties de non répétition devaient constituer les éléments structurants de notre processus de réconciliation nationale.

Rappelons que la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale a été créée par le décret D/2011/222/SGG du 15 Aout 2011. Après cinq ans de travaux, elle a remis au Président de la République le rapport des consultations en appui au processus de réconciliation le 29 Juin 2016. Ce rapport a formulé vingt-trois recommandations reposant sur les principes de la lutte contre l’impunité communément appelés les principes de la justice transitionnelle à savoir les droits à la vérité, à la justice, à la réparation ainsi que les garanties de non répétition.

Pivi BILIVOGUI pour JMI

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