SHARE
Une conférence ministérielle se tient à Oyo, à 400 km environ, au Nord du Congo, le 8 et 9 mars 2017. Les participants ont pour mission de concrétiser l’idée de création du fonds bleu, par la signature d’un mémorandum de Création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et l’adoption d’une Feuille de route du comité.
 
« Il y aura des réunions ministérielles, des experts et partenaires pour la mise en œuvre des mécanismes. Parce qu’il faut identifier les mécanismes et renforcer les capacités. Donc nous appelons la Communauté internationale à soutenir le Fonds bleu », soutenait à Marrakech, en novembre 2016, lors de la COP 22, le président Denis Sassou N’Guesso, annonçant l’idée de création du fonds bleu pour le bassin du Congo. C’est pour traduire en actes cette initiative du chef de l’Etat congolais, que les sachants qui se sont donnés rendez-vous en République du Congo convergeront leurs vues, afin d’aboutir à une déclaration de naissance de ce fonds bleu. 

Il s’agit des délégations de l’Angola, Burundi, Cameroun, République du Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Centrafrique, République Démocratique du Congo, Rwanda, Tanzanie, Tchad et Zambie.
 
Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo à porter sur les fonds baptismaux fera la promotion de « l’Economie Bleue »,  définie par la Commission Economique des Nations Unies (CEA) pour l’Afrique en ces termes : « L’économie bleue concerne toutes les étendues d’eau, y compris les lacs, les cours d’eau et les nappes souterraines, sans oublier les mers et les côtes. Les principales branches de l’activité économique de l’Afrique basée sur les ressources marines et aquatiques sont aujourd’hui la pêche, l’aquaculture, le tourisme, les transports, le secteur portuaire, le secteur minier et le secteur de l’énergie ».
 
Les participants à cette conférence, en faisant œuvre utile permettront à l’humanité,  au moyen du fonds bleu, d’apporter deux solutions aux problématiques actuelles, à savoir primo, la préservation des forêts du Bassin du Congo, qui  représente un enjeu primordial pour la réduction des effets du changement climatique d’autant que la progression de la déforestation aggrave le réchauffement planétaire. Secundo, garantir le développement économique des pays et l’amélioration du bien-être des peuples.
 
En réponse à ces deux problématiques, le fonds bleu cherchera à redessiner les bases de l’économie de la région du Bassin du Congo en intégrant l’exploitation durable des forêts et le développement durable et innovant de l’exploitation des ressources renouvelables des eaux du Congo et de ses affluents. Il proposera, dès lors une alternative durable, dans le respect de l’environnement, au développement économique des pays et des peuples du Bassin du Congo.
 
C’est en cela que le Fonds Bleu doit jouer un rôle essentiel dans la promotion de l’économie bleue dans le Bassin du Congo, en vue de la croissance économique et du développement durables et du bien-être des populations.
 
Comme l’avait annoncé le président Denis Sassou N’Guesso, il y a 4 mois environs, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo va jouir d’une indépendance financière et de gestion. Les fonds de départ seront constitués par les contributions volontaires des pays signataires, des donateurs et autres bailleurs de fonds.
 
A l’évidence, le fonds bleu contribuera à réduire les impacts du réchauffement climatique,  encouragera le rétablissement de la paix et de la stabilité de la région en soutenant des projets de développement pour la promotion de l’économie locale, de la coopération et de la collaboration. 
En somme, paraphrasant le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, initiateur du projet, qui déclarait, en novembre 2016, à la COP 22, qu’« Aujourd’hui, il n’y a pas de doute car il faut agir. Les partenaires doivent soutenir ce projet. Nous le ferons pour le monde entier, pas pour les pays du bassin du Congo. » Il est indéniable de dire que le fonds bleu est une exigence de l’heure. Et que le rendez-vous d’Oyo constitue un tournant décisif pour les pays aspirant au développement durable.
MIATOLOKA Agapyth Boryce
Correspondant Particulier au Congo Brazza

Comments

comments

SHARE